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Actualités - Chronologie

Lockerbie : la CIJ inflige un revers à Londres, Washington et l'ONU

Londres, Washington et le Conseil de Sécurité de l’ONU ont essuyé vendredi un revers avec la décision de la Cour internationale de justice de se déclarer compétente pour examiner une requête libyenne relative à l’affaire de l’explosion d’un avion de la PanAm au-dessus de Lockerbie en Ecosse. Tripoli en revanche, dont deux ressortissants sont soupçonnés d’avoir participé à l’attentat qui coûta la vie à 270 personnes (259 passagers et 11 personnes au sol à Lockerbie le 21 décembre 1988), remporte une indéniable victoire que partage, curieusement, l’association des familles des victimes. L’arrêt de la Cour internationale de justice, définitif et sans recours, fait en effet droit à la requête de Tripoli et met un terme à une querelle de neuf ans, dont six devant la CIJ, sur le bien fondé des résolutions du Conseil de Sécurité, plaçant un embargo aérien sur la Libye et lui imposant diverses sanctions économiques et diplomatiques pour «son refus de participer à l’enquête». Au lendemain de l’attentat, la justice écossaise avait ouvert une enquête qui aboutit assez vite à la mise en cause de deux agents secrets libyens dont Washington et Londres demandèrent l’extradition et que Tripoli refusa. Le Conseil de Sécurité de l’ONU adopta alors des résolutions contre la Libye visant à la forcer à livrer ses hommes. Tripoli avait à son tour déposé une plainte contre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, faisant valoir que la Convention de Montréal sur la sécurité aérienne ne contraignait pas les pays signataires à extrader leurs ressortissants et les autorisait même à les juger eux-mêmes. A défaut, la Libye proposait que les deux hommes soient jugés dans un pays neutre, ce qui avait rencontré l’assentiment des familles des victimes. Washington et Londres avaient immédiatement contesté la plainte libyenne, demandant à la CIJ de se déclarer incompétente et de rejeter la requête comme «irrecevable» compte tenu des résolutions du Conseil de Sécurité. En octobre dernier, au cours des audiences publiques consacrées à Lockerbie, la délégation américaine s’était montrée très véhémente, mettant en garde les 15 juges de la CIJ contre une décision de compétence ainsi que de recevabilité des plaintes libyennes. (AFP)
Londres, Washington et le Conseil de Sécurité de l’ONU ont essuyé vendredi un revers avec la décision de la Cour internationale de justice de se déclarer compétente pour examiner une requête libyenne relative à l’affaire de l’explosion d’un avion de la PanAm au-dessus de Lockerbie en Ecosse. Tripoli en revanche, dont deux ressortissants sont soupçonnés d’avoir participé à l’attentat qui coûta la vie à 270 personnes (259 passagers et 11 personnes au sol à Lockerbie le 21 décembre 1988), remporte une indéniable victoire que partage, curieusement, l’association des familles des victimes. L’arrêt de la Cour internationale de justice, définitif et sans recours, fait en effet droit à la requête de Tripoli et met un terme à une querelle de neuf ans, dont six devant la CIJ, sur le bien fondé des...