Le dernier tsar de Russie reposera enfin dans l'ex-capitale impériale
le 28 février 1998 à 00h00
Saint-Pétersbourg, qui n’a jamais douté de son bon droit d’accueillir les restes de Nicolas II et de sa famille, attend depuis des années les funérailles du dernier tsar et a déjà creusé sa tombe, même si certains aspects du cérémonial restent obscurs. Après des années de polémique sur l’authenticité des restes, le gouvernement russe a désigné vendredi l’ancienne capitale impériale pour l’enterrement de Nicolas II et de sa famille, 80 ans jour pour jour après qu’ils eurent été fusillés par les bolchéviks le 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg dans l’Oural. Comme tous les tsars depuis Pierre-le-Grand, Nicolas II, mal aimé en son temps, reposera dans la cathédrale Sainte-Catherine de la forteresse Pierre-et-Paul sur les bords de la Neva, à la grande déception de Moscou et Ekaterinbourg qui revendiquaient, elles aussi, le privilège d’abriter les célébrissimes ossements. «Nous sommes déjà pratiquement prêts pour cet enterrement», affirmait, avant même l’annonce définitive du lieu et de la date de l’enterrement, la porte-parole du musée d’Histoire de Saint-Pétersbourg Elvira Digmalova. La tombe attend, déjà creusée, à droite en entrant dans la cathédrale, dans une petite salle spécialement restaurée. «Les travaux entamés en 1993 sont achevés et la sépulture se mariera très bien avec les autres tombes impériales», assure Mme Digmalova. Le caveau, qui n’est pas encore construit, sera en marbre gris, selon les plans de la gardienne de la cathédrale, Irina Bagrova. (AFP)
Saint-Pétersbourg, qui n’a jamais douté de son bon droit d’accueillir les restes de Nicolas II et de sa famille, attend depuis des années les funérailles du dernier tsar et a déjà creusé sa tombe, même si certains aspects du cérémonial restent obscurs. Après des années de polémique sur l’authenticité des restes, le gouvernement russe a désigné vendredi l’ancienne capitale impériale pour l’enterrement de Nicolas II et de sa famille, 80 ans jour pour jour après qu’ils eurent été fusillés par les bolchéviks le 17 juillet 1918 à Ekaterinbourg dans l’Oural. Comme tous les tsars depuis Pierre-le-Grand, Nicolas II, mal aimé en son temps, reposera dans la cathédrale Sainte-Catherine de la forteresse Pierre-et-Paul sur les bords de la Neva, à la grande déception de Moscou et Ekaterinbourg qui...
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