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Actualités - Chronologie

Monicagate : échange d'accusations entre Starr et la Maison-Blanche

Le procureur indépendant Kenneth Starr, qui enquête sur diverses affaires dans lesquelles Bill Clinton est impliqué, a reproché à la Maison-Blanche de tenter de salir son équipe et le camp du président américain a riposté en accusant le procureur d’abus de pouvoir. Ces échanges acrimonieux interviennent après l’assignation à comparaître d’un conseiller en relations publiques de la Maison-Blanche et d’un détective privé embauché par des avocats personnels de Bill Clinton. «Notre cabinet a reçu des demandes répétées d’informations de la presse montrant que de fausses informations sont propagées sur le personnel participant à notre enquête. Nous avons recours à des techniques traditionnelles et appropriées pour déterminer qui est responsable et si leurs initiatives visent à intimider les procureurs et les enquêteurs, à entraver le travail du «grand jury» ou à faire d’une quelconque façon obstruction à la justice», dit Starr dans un communiqué. Starr a assigné à comparaître le conseiller présidentiel Sydney Blumenthal en lui ordonnant de produire tous documents «sur ce qui a été dit aux journalistes sur Ken Starr et son équipe», a-t-on appris de source proche de l’enquête. Jo Marsh, avocate de Blumenthal, a reproché au procureur un «manque de professionnalisme». «Il ne tient aucun compte des droits des citoyens privés et de quiconque n’appartient pas à son équipe», a-t-elle dit en accusant Starr de les avoir fait attendre toute la journée, elle et son client, avant de remettre la comparution à aujourd’hui jeudi. Abus de pouvoir Starr a aussi cité à comparaître Mickey Kantor, un des avocats privés du président, avant de revenir sans explication sur cette citation, dit-on de source proche de l’enquête. Le procureur, qui enquête sur des allégations selon lesquelles Clinton aurait eu une liaison avec une ancienne stagiaire de la Maison-Blanche, Monica Lewinsky, qu’il aurait incitée à mentir sur cette relation, est à l’évidence irrité par les critiques entourant ses investigations. Le président Clinton a rejeté les allégations le concernant et son épouse, Hillary Rodham Clinton, a accusé le procureur d’être allié à des adversaires de droite de son mari. Le procureur Starr a aussi cité à comparaître Terry Lenzner, un détective privé auquel a fait appel Williams Connolly, un cabinet d’avocats chargé de défendre les intérêts de Clinton. Blumenthal, un ancien journaliste que l’on dit proche de Mme Clinton, et Lenzner ont demandé sans succès à un juge d’annuler la citation à comparaître. Lenzner avait témoigné mardi devant le grand jury. La Maison-Blanche a vivement réagi, elle aussi. «Ces tentatives du conseil indépendant d’enquêter sur des conversations entre des avocats ou des collaborateurs de la Maison-Blanche et des journalistes constituent l’abus de pouvoir le plus patent auquel nous ayons assisté depuis longtemps dans cette ville. Recourir au pouvoir de citer à comparaître pour réduire des critiques au silence est scandaleux», a dit Joe Lockhart, porte-parole de la Maison-Blanche. La Maison-Blanche ne nie pas que des alliés de Clinton aient pu fournir aux journalistes des éléments sur la conduite passée de l’équipe Starr. Elle fait valoir qu’il est légitime de critiquer des personnalités publiques. (Reuters)
Le procureur indépendant Kenneth Starr, qui enquête sur diverses affaires dans lesquelles Bill Clinton est impliqué, a reproché à la Maison-Blanche de tenter de salir son équipe et le camp du président américain a riposté en accusant le procureur d’abus de pouvoir. Ces échanges acrimonieux interviennent après l’assignation à comparaître d’un conseiller en relations publiques de la Maison-Blanche et d’un détective privé embauché par des avocats personnels de Bill Clinton. «Notre cabinet a reçu des demandes répétées d’informations de la presse montrant que de fausses informations sont propagées sur le personnel participant à notre enquête. Nous avons recours à des techniques traditionnelles et appropriées pour déterminer qui est responsable et si leurs initiatives visent à intimider les procureurs et...