L’archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, a donné hier un déjeuner en l’honneur de l’ambassadeur de France, M. Daniel Jouanneau, au siège de l’archevêché, à Achrafieh. Ce déjeuner s’inscrit dans le cadre des visites traditionnelles qu’effectue le représentant de la France deux fois par an depuis un siècle, à l’évêché de la capitale. Les diplomates français qui étaient conviés à ce repas sont: l’ambassadeur Daniel Jouanneau, le consul général François Ponge, le conseiller culturel, scientifique et de coopération, Jean François Desmazières, le deuxième conseiller, Marcel Escure, l’attaché de coopération, Henri Genaud, l’attaché de presse et chef du protocole, François Abisaab, l’attaché de coopération linguistique et éducative, Yves Corporeau, l’inspecteur de l’éducation nationale au bureau régional de l’agence de l’enseignement français à l’étranger, Jean-Jacques Mandirac, le coordinateur du bureau régional de l’agence de l’enseignement français à l’étranger, Jean-Paul Gabbero, et les attachés linguistiques Jacques Briand, Jean-Paul et Hélène Aubertin. Prenant la parole à cette occasion, Mgr Matar a prononcé un discours dont voici de larges extraits: «Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une tradition séculaire, en vertu de laquelle le représentant de la France honore chaque année le diocèse maronite de Beyrouth en assistant à la messe célébrée le 15 août aux intentions de la France en notre résidence d’été à Ain Saadé, et en partageant le pain et le sel de l’amitié, au cours de l’année académique, à Beyrouth où notre mission éducative déploie ses efforts de culture et d’humanisme depuis bientôt 125 années. «Nous sommes d’autant plus heureux, M. l’Ambassadeur, que la francophonie, si ancienne pour la communauté maronite, puisqu’elle remonte aux commencements de la rencontre entre la France et notre Eglise, soit devenue commune à toutes les composantes de notre pays, le Liban. Cette nation qui s’est faite à travers l’histoire autour d’une certaine idée de la liberté et des droits de l’homme a trouvé dans ses relations avec la France une amitié qui l’a toujours confirmée dans ses traditions et dans sa vocation fondamentale. Aujourd’hui, plus que jamais, nous trouvons en cette amitié franco-libanaise l’appui et la force de continuer à forger notre destin dans cette région du monde et à porter avec elle et pour elle notre mission d’ouverture, de service et de paix». Les activités culturelles de l’archevêché Mgr Matar a poursuivi: «Nous sommes heureux, M. l’Ambassadeur, de vous dire, à l’occasion de cette visite, que les institutions culturelles de cet archevêché, qui portent le nom de la Sagesse, sont aujourd’hui au nombre de neuf. Notre Ecole supérieure pour l’enseignement du droit fondée en 1875 avec le premier Collège de La Sagesse à Beyrouth ne cesse de se développer avec ses 1000 étudiants dans l’espoir qu’elle acquière prochainement le statut d’une université. Six collèges secondaire disséminés sur l’espace de notre diocèse entre Beyrouth et les montagnes qui l’environnent reçoivent aujourd’hui 10.000 élèves qui se façonnent à la logique cartésienne comme à la poésie de Racine, de Victor Hugo et de Paul Claudel. «Si une de ces Sagesses, la plus jeune en âge, a choisi l’anglais comme langue de base pour son enseignement, elle n’a pas pour autant relégué le français à la deuxième place, mais elle lui a consacré la place qui lui revient tant dans l’éducation globale des élèves que dans les options du baccalauréat international auquel elle les prépare». L’archevêque maronite de Beyrouth a encore dit: «Nous avons pensé également à l’éducation technique de notre jeunesse et c’est pour elle que nous avons fondé deux instituts, l’un à Beyrouth et l’autre dans sa proche banlieue. «Cet effort déployé par l’archevêché dans le domaine culturel est fondé sur notre conviction commune que l’homme accède à sa pleine humanité dans la culture. La France nous l’a appris. Et je suis fier de vous dire que tous les prêtres qui vous entourent aujourd’hui à cette table et qui s’occupent de la promotion de la culture, et spécialement de la culture française au Liban, ont fait chacun un long séjour en France pour y poursuivre leurs études et se préparer à la tâche si noble et si rayonnante qu’ils assument aujourd’hui. «La francophonie, devenue un facteur fondamental de notre identité, a besoin toutefois d’être nourrie à la source de l’amitié franco-libanaise. Nous sommes sûrs, M. l’Ambassadeur, que vous partagez avec nous cette conviction. Ce qui constitue la spécificité de nos relations franco-libanaises, c’est surtout ce tissu de relations qui s’est fait à travers l’histoire entre le peuple libanais et le peuple français, la société libanaise et la société française, toujours confirmé par les diverses autorités de nos deux pays. Nos relations, j’ose le dire, ne sont pas uniquement officielles, elles sont tout aussi bien celles de l’Esprit et du cœur. Cela nous donne plus de responsabilité à assumer en vue de la promotion des valeurs qui nous unissent et nous sommes toujours prêts, grâce à votre amitié, à suivre ce chemin qui ne peut être que bénéfique pour nous, comme pour le monde, car pour sauver l’homme, il faut sauver en lui l’humain», a conclu Mgr Matar.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’archevêque maronite de Beyrouth, Mgr Boulos Matar, a donné hier un déjeuner en l’honneur de l’ambassadeur de France, M. Daniel Jouanneau, au siège de l’archevêché, à Achrafieh. Ce déjeuner s’inscrit dans le cadre des visites traditionnelles qu’effectue le représentant de la France deux fois par an depuis un siècle, à l’évêché de la capitale. Les diplomates français qui étaient conviés à ce repas sont: l’ambassadeur Daniel Jouanneau, le consul général François Ponge, le conseiller culturel, scientifique et de coopération, Jean François Desmazières, le deuxième conseiller, Marcel Escure, l’attaché de coopération, Henri Genaud, l’attaché de presse et chef du protocole, François Abisaab, l’attaché de coopération linguistique et éducative, Yves Corporeau, l’inspecteur de...