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Actualités - Chronologie

Ralentissement de la croissance allemande à la fin de 1997

Le rythme de la croissance allemande s’est ralenti fin 1997, l’investissement a baissé, les pressions salariales se sont accentuées en dépit d’un chômage élevé et même l’activité à l’exportation s’est tassée, note la Bundesbank. Dans son rapport dressant un bilan du dernier trimestre 1997, la banque centrale souligne que la croissance s’est poursuivie, même si dans certains secteurs les résultats ont été décevants. «Mais le rythme de croissance s’est ralenti. Les exportations, qui ont été jusqu’ici la locomotive de la reprise économique, ont récemment perdu de leur allant en raison de la baisse de la demande étrangère». Notant que son résumé des développements économiques est rendu plus délicat dans la mesure où les estimations du produit intérieur brut pour l’ensemble de l’année 1997 n’ont pas encore été publiées, la Bundesbank souligne que la demande étrangère en produits manufacturés allemands a baissé au quatrième trimestre. Sur une base ajustée des variations saisonnières, cette baisse est de l’ordre de 2,5% au quatrième trimestre, comparée au trimestre précédent. Bien que l’utilisation des capacités soit actuellement aussi élevée que pendant le boom de la réunification au début des années 1990, ceci ne s’est pas jusqu’ici traduit en investissement productif, bien que les bénéfices des entreprises soient à un niveau satisfaisant et faible la hausse des salaires en 1997. «Cela pourrait être dû au fait que les équipements disponibles peuvent être exploités de façon plus flexible qu’auparavant et que les entreprises peuvent satisfaire la demande en utilisant des capacités de production modernes en Allemagne orientale ou à l’étranger», écrivent les rapporteurs. «En revanche, on peut s’interroger sur la durabilité de l’amélioration récente des bénéfices, notent-ils. Après deux années de revendications salariales modérées, ces revendications sont de nouveau à la hausse». Dans ce contexte, la Bundesbank exhorte de nouveau le gouvernement de Bonn à agir sans délai pour réduire les coûts salariaux additionnels et pour appliquer une réforme de la fiscalité. «Il est désormais question de renforcer la foi en la volonté de réforme des secteurs public et privé en vue d’assurer que l’Allemagne demeure un lieu de production de qualité», note la Bundesbank. Le vaste projet de réforme de la fiscalité envisagé par le gouvernement Kohl s’est enlisé dans des querelles de partis fin 1997. Des élections législatives sont prévues en septembre prochain. Côté positif, la Bundesbank souligne que la faiblesse de l’inflation et des taux d’intérêt crée de bonnes conditions de croissance. L’office fédéral de la statistique doit rendre publics le 27 février les chiffres de la croissance pour 1997. Par ailleurs, la Bundesbank note dans son rapport que la crise asiatique ne fera sentir ses effets sur l’économie américaine que dans les mois qui viennent, avec un ralentissement de la croissance et une baisse de l’inflation. (Reuters)
Le rythme de la croissance allemande s’est ralenti fin 1997, l’investissement a baissé, les pressions salariales se sont accentuées en dépit d’un chômage élevé et même l’activité à l’exportation s’est tassée, note la Bundesbank. Dans son rapport dressant un bilan du dernier trimestre 1997, la banque centrale souligne que la croissance s’est poursuivie, même si dans certains secteurs les résultats ont été décevants. «Mais le rythme de croissance s’est ralenti. Les exportations, qui ont été jusqu’ici la locomotive de la reprise économique, ont récemment perdu de leur allant en raison de la baisse de la demande étrangère». Notant que son résumé des développements économiques est rendu plus délicat dans la mesure où les estimations du produit intérieur brut pour l’ensemble de l’année 1997...