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Actualités - Chronologie

Le scandale s'alourdit de considérations politico-légales L'affaire Lewinsky s'enlise

Un mois après avoir éclaté, le scandale impliquant l’ancienne stagiaire à la Maison-Blanche, Monica Lewinsky, et le président américain, Bill Clinton, semble s’enliser dans des batailles politico-légales, sans qu’une conclusion rapide soit en vue. Les avocats de la Maison- Blanche débattent avec le procureur indépendant Kenneth Starr, en charge de l’enquête, sur l’opportunité de faire témoigner des conseillers du président sur sa liaison présumée avec la jeune femme, à qui il aurait ensuite demandé de mentir sur leur relation. Le témoignage devant une chambre de mise en accusation (grand jury) d’un des plus proches conseillers du président, Bruce Lindsey, a d’ailleurs été interrompu cette semaine. Quant à la Maison-Blanche, elle s’interroge sur la possibilité d’un recours au «privilège de l’exécutif», une disposition permettant au pouvoir exécutif de refuser de transmettre à la justice des informations ou documents confidentiels dont la diffusion serait susceptible d’entraver la bonne marche du gouvernement. «Ce président, comme ses prédécesseurs, reconnaît l’importance de préserver des communications confidentielles», a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche, Michael McCurry. M. Lindsey pourrait être interrogé sur le fait de savoir si la présidence a promis un emploi à Monica Lewinsky, 24 ans, en échange de son silence sur sa liaison présumée avec Bill Clinton en 1995-96. D’autres anciens et actuels responsables de la Maison-Blanche ont déjà témoigné dans le cadre de cette affaire. Boîte de Pandore M. Clinton et Mlle Lewinsky ont nié sous serment ces allégations. Le président a aussi catégoriquement nié lui avoir suggéré de mentir, ce qui serait passible d’une éventuelle destitution pour obstruction à la justice et subornation de témoins. L’affaire repose sur des conversations téléphoniques enregistrées à l’insu de Mlle Lewinsky par une collègue, où Monica affirmerait que M. Clinton l’a pressée de masquer la nature de leurs relations lors d’un témoignage dans le cadre de l’affaire Paula Jones, une ex-employée de l’État de l’Arkansas qui accuse l’ancien gouverneur Clinton de harcèlement sexuel. Mlle Lewinsky n’a toujours pas témoigné devant la grand jury, en attendant de conclure un accord avec le procureur Starr visant à obtenir l’immunité judiciaire. Quoi qu’il en soit, le scandale le plus grave de la présidence de Bill Clinton, qui a inondé les médias américains pendant plusieurs semaines, semble être entré dans une phase politico-légale, à l’issue très incertaine. Si la Maison-Blanche recourait au «privilège de l’exécutif», cela pourrait traîner des mois et l’affaire pourrait finir devant la Cour suprême, estiment des experts. Enfin, même si le procureur achève son enquête, il n’est pas sûr que le public américain connaisse jamais la vérité. Le porte-parole de la Maison-Blanche a d’ailleurs ouvert la boîte de Pandore, affirmant cette semaine au «Chicago Tribune» que l’affaire «va se révéler être une histoire compliquée, comme le sont la plupart des relations humaines». (AFP)
Un mois après avoir éclaté, le scandale impliquant l’ancienne stagiaire à la Maison-Blanche, Monica Lewinsky, et le président américain, Bill Clinton, semble s’enliser dans des batailles politico-légales, sans qu’une conclusion rapide soit en vue. Les avocats de la Maison- Blanche débattent avec le procureur indépendant Kenneth Starr, en charge de l’enquête, sur l’opportunité de faire témoigner des conseillers du président sur sa liaison présumée avec la jeune femme, à qui il aurait ensuite demandé de mentir sur leur relation. Le témoignage devant une chambre de mise en accusation (grand jury) d’un des plus proches conseillers du président, Bruce Lindsey, a d’ailleurs été interrompu cette semaine. Quant à la Maison-Blanche, elle s’interroge sur la possibilité d’un recours au «privilège de...