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Actualités - Chronologie

La Turquie, partenaire commercial majeur de Paris

Avec ses quelque 63 millions d’habitants et une croissance annuelle moyenne de plus de 7% l’an, la Turquie est un partenaire commercial majeur pour la France. «Nous avons l’ambition de faire en sorte que cette visite constitue une nouvelle étape dans le renforcement de nos relations bilatérales qui sont excellentes, mais dont nous sommes loin d’avoir mis en œuvre toutes les potentialités», a déclaré mardi Anne Gazeau-Secret, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. La France est le premier investisseur étranger avec un stock de cinq milliards de dollars. Sa part de marché (6,8% en 1996) a progressé depuis la signature de l’accord d’union douanière entre Ankara et l’UE. Cela se traduit par un excédent commercial de 7,8 milliards de francs en 1997, soit le sixième excédent commercial de la France. L’économie turque souffre de déficit budgétaire (9% du PNB en 1997), d’une très forte inflation (près de 100%) et d’une forte dette extérieure (42% du PNB). Toutefois, depuis l’investiture du gouvernement Mesut Yilmaz le 12 juillet 1997, les discussions ont repris avec le FMI et un certain nombre de réformes ont été mises en œuvre (lutte contre l’inflation, rationalisation du secteur bancaire, réduction du déficit budgétaire). Le pays a d’autant plus d’attrait pour la France qu’il effectue plus de la moitié de ses échanges avec l’Union européenne et qu’il sera très peu touché par la crise en Asie qui représente seulement 5% de son commerce extérieur. L’une des priorités économiques de la Turquie est la production d’énergie électrique. Sur les quelque douze barrages prévus sur la rivière Coruh, la France a déjà obtenu la construction de l’un d’eux (700 millions de dollars). Plan d’action 2000 Le besoin de bâtir une centrale nucléaire à Akkuyu est toujours aussi vif, mais la conclusion d’un accord a été maintes fois remise en raison de son coût: 2,5 milliards de dollars. Pour les infrastructures routières, le percement d’un tunnel reliant l’Asie à l’Europe a été confié aux Japonais. En revanche, la France construit actuellement le métro d’Istanbul et va livrer plusieurs locomotives à la Compagnie turque des chemins de fer. Dans le domaine des transports, la Turkish Airlines, étroitement liée aux Etas-Unis, a acheté 26 Boeing-737 de 120 places en 1997. Cette décision a été très mal accueillie par les industriels membres du consortium européen, mais il est possible que la compagnie turque choisisse Airbus pour moderniser sa flotte de longs courriers. Pour les questions intéressant l’eau (amenées, stations d’épuration), il existe des coopérations financières avec la France, le Japon et l’Allemagne, coopérations qui, selon les milieux économiques français, devraient être développées en 1998. Dans le domaine culturel, enfin, la France accomplit un effort financier qualifié de «substantiel» pour la mise en place de l’Université francophone de Galatasaray, qui, selon le Quai d’Orsay, doit «contribuer au rayonnement de la langue française en Turquie et dans la région». Tous ces projets sont contenus dans «le Plan d’Action France-Turquie 2000 qui vise à mieux structurer la coopération bilatérale multiforme dans les domaines politiques, économiques et culturels». Ce plan qui insiste notamment sur la nécessité de développer les partenariats entre PME et PMI, sera adopté lors de la visite d’Etat. Au cours de son séjour à Paris, le président turc rencontrera jeudi le président Jacques Chirac et les ministres de l’Economie, des Affaires européennes et de la Fonction publique. Avant d’achever sa visite d’Etat, la première depuis celle du général Cevdet Sunay en 1967, Suleyman Demirel aura vendredi des entretiens avec les responsables du patronat français, le maire de Paris, Jean Tibéri, et le premier ministre, Lionel Jospin. (Reuters)
Avec ses quelque 63 millions d’habitants et une croissance annuelle moyenne de plus de 7% l’an, la Turquie est un partenaire commercial majeur pour la France. «Nous avons l’ambition de faire en sorte que cette visite constitue une nouvelle étape dans le renforcement de nos relations bilatérales qui sont excellentes, mais dont nous sommes loin d’avoir mis en œuvre toutes les potentialités», a déclaré mardi Anne Gazeau-Secret, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. La France est le premier investisseur étranger avec un stock de cinq milliards de dollars. Sa part de marché (6,8% en 1996) a progressé depuis la signature de l’accord d’union douanière entre Ankara et l’UE. Cela se traduit par un excédent commercial de 7,8 milliards de francs en 1997, soit le sixième excédent commercial de la France....