Un émissaire US entame une campagne d'explication auprès des arabes
le 18 février 1998 à 00h00
Un émissaire du département d’Etat américain, David George Newton, a entamé hier au Caire une mission de relations publiques dans le monde arabe pour expliquer la politique de Washington vis-à-vis de l’Irak. Lors d’une conférence de presse, M. Newton a indiqué qu’outre Le Caire, il allait se rendre dans les six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG: Arabie Séoudite, Koweit, Emirats arabes unis, Oman, Qatar et Bahrein). Il a indiqué qu’il se rendrait «peut-être aussi en Turquie». Les Etats-Unis «veulent donner à la diplomatie toutes les chances possibles, mais la force sera utilisée en dernier recours», a-t-il affirmé. Evoquant une éventuelle visite du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan à Bagdad dans le cadre des efforts diplomatiques en cours, M. Newton a estimé qu’il était «très important de ne pas exposer le secrétaire général à une mission vraiment impossible». Il a jugé hors de question de parler de «compromis, car le compromis ne constitue pas une valeur en soi». «Nous devons trouver un moyen pour amener les Irakiens à appliquer (les résolutions de l’ONU) et à accepter le principe d’une pleine application de ces résolutions quelle que soit la manière dont ils veulent tourner cela», a-t-il dit. M. Newton a ajouté qu’il n’ignorait pas les critiques adressées aux Etats-Unis de mener une politique de «deux poids, deux mesures» au Proche-Orient en renonçant à obliger Israël à appliquer également les résolutions de l’ONU. Mais il a affirmé que l’important était de «ne pas dévier de notre problème essentiel, à savoir l’existence d’armes très dangereuses entre les mains d’une personne très dangereuse et instable» comme le président irakien Saddam Hussein. En outre, selon lui, les résolutions des Nations Unies sur le conflit israélo-palestinien stipulent «des négociations» alors que pour l’Irak «il n’est pas question de négocier mais d’appliquer» les résolutions de l’ONU. Interrogé sur les risques de déstabilisation des régimes alliés des Etats-Unis, confrontés à la violence islamiste comme l’Egypte, en cas de frappe contre l’Irak, M. Newton a répondu: «Ceci est pris en compte. C’est un dilemme et c’est l’une des raisons pour lesquelles nous tenons l’utilisation de la force pour le dernier recours». Selon l’ambassade des Etats-Unis au Caire, l’émissaire a eu une rencontre hier matin avec des journalistes du quotidien gouvernemental Al-Ahram, suivie d’un déjeuner avec des intellectuels. M. Newton, un arabisant ancien ambassadeur au Yémen (1994-97), a été également en poste à Bagdad de 1984 à 1988 et à Beyrouth. Il a quitté Le Caire hier soir pour Ryad.
Un émissaire du département d’Etat américain, David George Newton, a entamé hier au Caire une mission de relations publiques dans le monde arabe pour expliquer la politique de Washington vis-à-vis de l’Irak. Lors d’une conférence de presse, M. Newton a indiqué qu’outre Le Caire, il allait se rendre dans les six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG: Arabie Séoudite, Koweit, Emirats arabes unis, Oman, Qatar et Bahrein). Il a indiqué qu’il se rendrait «peut-être aussi en Turquie». Les Etats-Unis «veulent donner à la diplomatie toutes les chances possibles, mais la force sera utilisée en dernier recours», a-t-il affirmé. Evoquant une éventuelle visite du secrétaire général de l’ONU Kofi Annan à Bagdad dans le cadre des efforts diplomatiques en cours, M. Newton a estimé qu’il était «très...
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