L'effet Boomerang qui fait peur aux militaires anglais
le 17 février 1998 à 00h00
Trois anciens hauts responsables militaires britanniques ont prévenu hier le gouvernement de Tony Blair de «l’effet boomerang» que pourrait selon eux avoir une attaque contre Bagdad, en dénonçant le «scandale des armes vendues à l’Irak». Dans une lettre publiée par le «Daily Telegraph», les éminents généraux Michael Rose et Hugh Beach ainsi que l’amiral James Eberlé, aujourd’hui tous trois à la retraite, reprochent au gouvernement britannique d’être largement défaillant dans le contrôle de ses exportations d’armes. Exigeant plus largement un renforcement du contrôle mondial sur le commerce des armes, ils critiquent le contenu du futur «code de conduite européen de la vente d’armes» élaboré par la France et la Grande-Bretagne (les deux plus gros exportateurs d’armes en Europe), qui doit être examiné mardi par leurs voisins européens. «Malheureusement, il apparaît peu probable que son contenu actuel puisse empêcher un nouveau scandale des armes vendues à l’Irak», écrivent-ils. «Deux ans après la publication du rapport Scott qui soulignait l’urgence de directives plus strictes en matière de commerce d’armes, nous attendons toujours cette approche plus rigoureuse», poursuit la lettre. En attendant, soulignent les militaires, «nos propres forces armées sont mises en danger par des exportations irresponsables», et «l’effet boomerang» est déjà à l’œuvre dans des pays comme la Somalie, le Rwanda ou la Bosnie. Le Daily Telegraph indique par ailleurs que le Foreign Office a décidé d’ouvrir une enquête sur la vente à l’Irak par une entreprise britannique de produits pouvant servir à produire le bacille mortel de la maladie du charbon. Enfin, le Times indique lundi que les services secrets britanniques mettent actuellement au point des plans d’urgence pour le cas — fort improbable selon les experts cités —, où le président irakien Saddam Hussein tenterait d’utiliser des armes chimiques pour des attaques terroristes en Grande-Bretagne. (AFP)
Trois anciens hauts responsables militaires britanniques ont prévenu hier le gouvernement de Tony Blair de «l’effet boomerang» que pourrait selon eux avoir une attaque contre Bagdad, en dénonçant le «scandale des armes vendues à l’Irak». Dans une lettre publiée par le «Daily Telegraph», les éminents généraux Michael Rose et Hugh Beach ainsi que l’amiral James Eberlé, aujourd’hui tous trois à la retraite, reprochent au gouvernement britannique d’être largement défaillant dans le contrôle de ses exportations d’armes. Exigeant plus largement un renforcement du contrôle mondial sur le commerce des armes, ils critiquent le contenu du futur «code de conduite européen de la vente d’armes» élaboré par la France et la Grande-Bretagne (les deux plus gros exportateurs d’armes en Europe), qui doit être...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.