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Actualités - Chronologie

La politique de l'enfant unique n'a pas atteint ses objectifs

A l’exception des villes où elle reste la règle, la politique chinoise de l’enfant unique «n’a pas atteint ses objectifs», affirme une étude publiée à Paris par l’Institut français d’études démographiques (Ined) dans son mensuel «Population et Sociétés». Cette politique, en se conjuguant à «la préférence traditionnelle» des Chinois pour les garçons, a contribué à une élimination accrue des fœtus et des bébés féminins, des pratiques ont abouti à un déséquilibre des naissances: on comptait entre 122 et 131 garçons pour 100 filles, en 1989 selon le rang (la différence naturelle étant de 105 garçons pour 100 filles). Les campagnes de limitation des naissances ont commencé en Chine en 1956, avant que Pékin ne fixe, en 1978, l’objectif de ne pas dépasser 1,2 milliard d’habitants en l’an 2000 (à la mi-1997, la Chine comptait selon l’ONU 1,23 milliard d’habitants). L’enfant unique devient alors obligatoire, avec une tolérance plus grande dans les campagnes et des mesures tant d’encouragement que de coercition (stérilisations et avortements forcés en 1982 notamment). La «résistance» de la population se manifeste, surtout dans les campagnes, par des naissances «hors-plan», dissimulées aux yeux de l’état-civil, dont les données sont falsifiées. «Les résistances de plus en plus vives» à cette politique ont conduit en 1984 «à son abandon de fait dans les zones rurales», poursuit l’Ined, qui constate que la fécondité moyenne a augmenté, passant de 2,31 enfants par femme en 1980, à 2,86 en 1982. Préférence pour les garçons En 1987, la proportion de femmes mariées s’étant engagées à n’avoir qu’un seul enfant n’atteint que «27% dans les villes et 11% dans les villages». Entre 1980 et 1988, 52% des naissances dans les villages, et 9% dans les villes, ont été des naissances «hors-plan», indique l’étude. Enfin, les restrictions des naissances ont accru le désir de descendance mâle, déjà culturellement forte. Les Chinois ont largement pratiqué «l’avortement sélectif des fœtus féminins» (après échographies) et «l’infanticide» des bébés filles.(AFP)
A l’exception des villes où elle reste la règle, la politique chinoise de l’enfant unique «n’a pas atteint ses objectifs», affirme une étude publiée à Paris par l’Institut français d’études démographiques (Ined) dans son mensuel «Population et Sociétés». Cette politique, en se conjuguant à «la préférence traditionnelle» des Chinois pour les garçons, a contribué à une élimination accrue des fœtus et des bébés féminins, des pratiques ont abouti à un déséquilibre des naissances: on comptait entre 122 et 131 garçons pour 100 filles, en 1989 selon le rang (la différence naturelle étant de 105 garçons pour 100 filles). Les campagnes de limitation des naissances ont commencé en Chine en 1956, avant que Pékin ne fixe, en 1978, l’objectif de ne pas dépasser 1,2 milliard d’habitants en l’an 2000...