Ceux qui, par les frimas de l’hiver, font grand usage de pastilles médicinales seraient bien avisés d’essayer cette semaine les pastitilles d’amour. Non, il ne s’agit pas de la prescription d’un pharmacien qui bégaierait, mais de pastilles destinées à vous titiller les sens. Et pour tout dire de chocolats aphrodisiaques imaginés au XVIIe siècle par Ninon de Lenclos qui faisait profession de libertinage, en bonne lectrice d’Epicure qu’elle interprétait à sa façon. Une pâtisserie de Saint-Rémy-de-Provence, le Petit Duc, a opportunément remis en honneur cette gâterie à l’occasion de la Saint Valentin. Ses pastitilles d’amour les bien nommées marient au chocolat des plantes capables de lever blocages et inhibitions. Il existe deux recettes, une pour hommes, l’autre pour femmes, et les intervertir n’est, paraît-il, pas très recommandé. Toujours en Provence, Nostradamus, justement né en 1503 à Saint-Rémy, avait prévu beaucoup de choses mais sans doute pas qu’il serait mis, lui aussi, à la sauce de la Saint Valentin. Si l’on continue aujourd’hui de spéculer sur les «Centuries astrologiques», recueil de prophéties à multiples lectures, on connaît moins son «Traité des fardements et confitures». Sauf à Salon de Provence, la ville où il a fini ses jours et où un sympathique musée lui est consacré depuis quelques années. Ses responsables ont scruté ce dernier ouvrage et, pour le 14 février, enrichi leur boutique de produits dérivés d’un philtre de Médée ou «breuvade des Anciens pour le parfait amour». Cette décoction de quatre plantes préparée par les soins de Médée avait permis à Jason de triompher du dragon qui gardait la Toison d’Or. A l’intention des sceptiques enclins à douter que pastitilles d’amour et philtre de Médée puissent faire des miracles, il resterait à ajouter que, dans la belle lumière provençale, Cupidon y voit assez clair pour décocher ses flèches dans le noir de la cible, autant dire en plein cœur. Mirèse AKAR
Ceux qui, par les frimas de l’hiver, font grand usage de pastilles médicinales seraient bien avisés d’essayer cette semaine les pastitilles d’amour. Non, il ne s’agit pas de la prescription d’un pharmacien qui bégaierait, mais de pastilles destinées à vous titiller les sens. Et pour tout dire de chocolats aphrodisiaques imaginés au XVIIe siècle par Ninon de Lenclos qui faisait profession de libertinage, en bonne lectrice d’Epicure qu’elle interprétait à sa façon. Une pâtisserie de Saint-Rémy-de-Provence, le Petit Duc, a opportunément remis en honneur cette gâterie à l’occasion de la Saint Valentin. Ses pastitilles d’amour les bien nommées marient au chocolat des plantes capables de lever blocages et inhibitions. Il existe deux recettes, une pour hommes, l’autre pour femmes, et les intervertir n’est,...
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