Le massif chevauche les provinces occidentales de Sidi Bel Abbes et de Relizane, où ont été commis la plupart des massacres du Ramadan. Depuis la fin du mois de décembre, les tueries attribuées au Groupe islamique armé (GIA) et aux autres mouvements armés ont fait au moins 1.200 morts parmi la population civile. «La Tribune» a écrit hier que les combats dans le massif de Beni Chougrane ont fait plus de victimes que les 44 cadavres ramassés dans les zones d’affrontement. Parmi ces derniers, poursuit le quotidien, figure le commandant de la Katibat Annasr, (Brigade de la victoire du GIA), dont l’identité n’est pas révélée. Selon les médias algériens, la Katibat Annasr est, avec la Katibat al Ahoual (Brigade de l’horreur), le corps le plus redouté du GIA. «Le bilan (de l’offensive militaire) pourrait être plus élevé parce que de nombreux cadavres n’ont pas été récupérés alors que les forces de sécurité poursuivent leur progression vers l’un des moins accessibles et des plus redoutés des groupes armés», poursuit La Tribune. Attentats Par ailleurs, trois personnes ont été tuées et trois blessées en Algérie dans l’explosion d’une bombe et l’attaque de deux villages samedi et dimanche, ont indiqué hier des journaux d’Alger. A Médéa (70 km au sud d’Alger), deux personnes ont été tuées et une blessée par un groupe armé dans la localité d’Ouled Deïd, rapporte «Le Matin» qui ajoute qu’un enfant de 12 ans a aussi été tué lors d’une tentative d’attaque par un groupe armé du village de Guelb Lekbir, dans la même région. Deux personnes ont par ailleurs été blessées dimanche par l’explosion d’une bombe artisanale dans un café à Sétif (300 km à l’est d’Alger), indiquent «Le Matin» et «El Watan». Il y a trois semaines, pendant le moins de jeûne de Ramadan, cinq personnes au moins avaient été tuées dans l’explosion d’une bombe dans cette ville jusque-là épargnée par les violences. Plusieurs autres bombes avaient été désamorcées. Enfin, plusieurs bombes ont été désamorcées dimanche, selon les mêmes sources: une à Bab El-Oued (faubourg ouest d’Alger), près d’un lycée et deux à Aïn Defla (sud-ouest), dans les villages de Tiberkanine et Ouled Allel. La presse indique, en outre, qu’un islamiste armé a été abattu à Tizi Ouzou (Kabylie, est d’Alger) et deux autres arrêtés à Bab El-Oued. Ces attentats ont lieu alors qu’une délégation de neuf élus européens se trouve depuis dimanche à Alger pour une mission d’information de cinq jours. Samedi, deux bombes avaient explosé à quelques heures d’intervalle dans un immeuble à Blida (50 km au sud d’Alger) et un café à Mahelma (20 km à l’ouest), faisant 5 morts et 12 blessés, selon les services de sécurité. «La Tribune» avait indiqué dimanche que quatre attaques simultanées de groupes armés contre des villages de Tiaret (sud-ouest) avaient été repoussées dans la nuit de jeudi à vendredi grâce à la vigilance des habitants. (AFP) Les forces algériennes ont tué au moins 44 islamistes armés dans une offensive menée depuis une semaine dans le massif de Beni Chougrane, dans l’ouest de l’Algérie, rapporte «La Tribune» dans son édition d’hier.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le massif chevauche les provinces occidentales de Sidi Bel Abbes et de Relizane, où ont été commis la plupart des massacres du Ramadan. Depuis la fin du mois de décembre, les tueries attribuées au Groupe islamique armé (GIA) et aux autres mouvements armés ont fait au moins 1.200 morts parmi la population civile. «La Tribune» a écrit hier que les combats dans le massif de Beni Chougrane ont fait plus de victimes que les 44 cadavres ramassés dans les zones d’affrontement. Parmi ces derniers, poursuit le quotidien, figure le commandant de la Katibat Annasr, (Brigade de la victoire du GIA), dont l’identité n’est pas révélée. Selon les médias algériens, la Katibat Annasr est, avec la Katibat al Ahoual (Brigade de l’horreur), le corps le plus redouté du GIA. «Le bilan (de l’offensive militaire) pourrait être plus...