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Actualités - Chronologie

Le bombardier furtif B-2 pourrait être utilisé en cas de frappe aérienne

Le nouveau bombardier furtif B-2, l’un des fleurons de l’US Air force, pourrait être utilisé en cas de frappe américaine contre l’Irak, a laissé entendre un responsable de l’armée de l’air américaine. Signe que l’armée de l’air envisage sérieusement d’avoir recours au bombardier: elle a mis en place un programme accéléré visant à modifier cet appareil de façon à ce qu’il puisse larguer une bombe de haute précision d’environ 2,5 tonnes, capable de détruire des abris souterrains renforcés. Cette modification va d’ailleurs être terminée de façon «imminente», a ajouté un autre porte-parole de l’armée de l’air. «Il n’y a pas de restriction à l’utilisation du B-2», un appareil de haute technologie censé échapper à la détection radar, a affirmé à la presse un haut responsable de l’US Air Force. Pourtant, le B-2, opérationnel depuis environ un an après de longues années de mise au point, souffre d’un sérieux handicap: une image de marque désastreuse. Un rapport rendu public l’année dernière par une agence du congrès avait en effet affirmé que le revêtement spécial de l’avion fondait sous la pluie, ce qui avait donné lieu à de nombreuses plaisanteries. Le B-2 requiert également un entretien poussé et des hangars spéciaux qui l’empêchent d’être basé à l’étranger, et l’obligent donc à rentrer aux Etats-Unis après chaque mission. Il dispose cependant d’un rayon d’action de 9.600 km sans ravitaillement, ce qui lui permettrait d’aller frapper Bagdad directement depuis les Etats-Unis. Comme le F-117 De plus, le coût du B-2 (2,3 milliards de dollars l’unité) est de nature à inciter les responsables du Pentagone à réfléchir à deux fois avant d’engager un tel bijou technologique dans un conflit de moindre importance, notent des responsables militaires américains. C’est pourquoi le dernier cri des bombardiers stratégiques est pour l’instant resté aux Etats-Unis et les autorités militaires n’ont envoyé dans le Golfe que des appareils moins sophistiqués comme les vieux B-52, des bombardiers B-1 ainsi que des chasseurs-bombardiers F-16 et F-15. Malgré tout, les responsables de l’US Air force affirment que leurs neuf B-2, tous regroupés sur la base aérienne de Whiteman dans le Missouri, sont prêts à intervenir. «Le B-2 peut partir de chez nous et aller directement au centre-ville (de Bagdad) comme le F-117», a assuré un haut responsable de l’armée de l’air, en référence aux chasseurs-bombardiers furtifs qui avaient bombardé la capitale irakienne lors de la guerre du Golfe en 1991. Le B-2 peut actuellement larguer en un seul passage 16 bombes de haute précision de près d’une tonne chacune, utilisant un système de guidage par satellite pour détruire 16 cibles différentes depuis une altitude d’environ 13.000 mètres. Il peut également voler en rase-mottes à 200 mètres du sol. toutes les missions dont est capable le B-2 peuvent toutefois être menées par des appareils plus petits et moins coûteux comme le bombardier B-1 ou les chasseurs-bombardiers F-117 et F-15, admettent toutefois les responsables de l’US Air force. (AFP)
Le nouveau bombardier furtif B-2, l’un des fleurons de l’US Air force, pourrait être utilisé en cas de frappe américaine contre l’Irak, a laissé entendre un responsable de l’armée de l’air américaine. Signe que l’armée de l’air envisage sérieusement d’avoir recours au bombardier: elle a mis en place un programme accéléré visant à modifier cet appareil de façon à ce qu’il puisse larguer une bombe de haute précision d’environ 2,5 tonnes, capable de détruire des abris souterrains renforcés. Cette modification va d’ailleurs être terminée de façon «imminente», a ajouté un autre porte-parole de l’armée de l’air. «Il n’y a pas de restriction à l’utilisation du B-2», un appareil de haute technologie censé échapper à la détection radar, a affirmé à la presse un haut responsable de...