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Actualités - Chronologie

L'Afrique Centrale resserrre ses rangs face à la mondialisation

Les six pays d’Afrique centrale, membres de l’UDEAC, ont marqué à Libreville leur volonté d’affronter la mondialisation de l’économie par la création définitive, après bien des atermoiements, d’un nouvel ensemble renforcé, la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC). Cette renaissance d’un organe institué une première fois en mars 1994 à Bangui, puis confirmé en juillet 1996 à Libreville, répond à une «urgence» devant les échéances prochaines, notamment l’application des règles de l’OMC et la renégociation des conventions de Lomé entre pays Afrique - Caraïbes - Pacifique (ACP) et l’Union européenne, a souligné le chef de l’Etat gabonais Omar Bongo, président en exercice de l’Union douanière et économique de l’Afrique centrale (UDEAC). Les chefs d’Etat de l’UDEAC, Omar Bongo (Gabon), Ange-Félix Patassé (République centrafricaine), Idriss Déby (Tchad), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville), Téodoro Obiang Nguema Mbazogo (Guinée équatoriale), ainsi que le premier ministre Peter Mafany Musonge (Cameroun) «ont décidé de tout mettre en œuvre pour mener rapidement à bonne fin la procédure de ratification des textes organiques de la Communauté», indique le communiqué final publié à l’issue des travaux. La relance de la CEMAC intervient également dans un contexte économique plutôt favorable pour la région, grâce à «la consolidation de la croissance économique amorcée depuis 1993», avec un taux de croissance actuel d’environ 5%, «une amélioration des ressources budgétaires nationales et «une surliquidité des banques primaires à la recherche de bons projets d’investissement», note le communiqué. Le traité de la CEMAC doit encore être ratifié par les Parlements nationaux, note-t-on, ce qui n’avait pas été fait pour des raisons propres à chaque pays. Le Tchad a été occupé par la liquidation des dernières séquelles de sa longue guerre civile et l’ouverture au régime multipartite; le Congo a connu deux guerres civiles en quatre ans; le Gabon a fini de se doter des organes d’une démocratie parlementaire et la Guinée équatoriale commence juste à sortir d’un long isolement, remarquent ainsi les observateurs. Le sommet de Libreville s’est également attaché, dans son long communiqué final, à lever les imprécisions que comportait le projet originel et qui ont certainement entraîné des manœuvres dilatoires de certains parlementaires. La réglementation régionale de la concurrence et la réforme fiscalo-douanière, avec le passage au taux zéro du tarif préférentiel généralisé depuis le 1er janvier 1998, faisaient partie de ces divergences, sans compter, remarque-t-on par ailleurs, la traditionnelle rivalité entre le Cameroun et le Gabon pour apparaître comme l’élément moteur de la sous-région. Le 33e session du Conseil des chefs d’Etat de l’UDEAC, qui se situe dans le droit fil du sommet ACP de novembre à Libreville, avec l’affirmation des pays concernés de vouloir «parler d’une seule voix» et de «donner un signal fort» aux partenaires extérieurs, a enfin confié au président Obiang Nguema la présidence de l’Union pour 1998 et fixé le prochain sommet en décembre en Guinée équatoriale. (AFP)
Les six pays d’Afrique centrale, membres de l’UDEAC, ont marqué à Libreville leur volonté d’affronter la mondialisation de l’économie par la création définitive, après bien des atermoiements, d’un nouvel ensemble renforcé, la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (CEMAC). Cette renaissance d’un organe institué une première fois en mars 1994 à Bangui, puis confirmé en juillet 1996 à Libreville, répond à une «urgence» devant les échéances prochaines, notamment l’application des règles de l’OMC et la renégociation des conventions de Lomé entre pays Afrique - Caraïbes - Pacifique (ACP) et l’Union européenne, a souligné le chef de l’Etat gabonais Omar Bongo, président en exercice de l’Union douanière et économique de l’Afrique centrale (UDEAC). Les chefs d’Etat...