En battant l’Espagnole Conchita Martinez (No8), 6-3, 6-3, en finale du simple dames des internationaux d’Australie samedi, Martina Hingis (No1) a réalisé le 2e doublé australien de sa jeune carrière. Dans les deux cas, ce fut loin d’être une partie de plaisir, comme cela l’avait été l’année dernière. En double la veille, elle faisait équipe pour la première fois avec la Croate de 15 ans Mirjana Lucic, avec laquelle elle eut le mérite de remporter le 3e set 6-3 après avoir été menée 0-3. Dans le simple, l’affaire était d’une tout autre importance, puisque Hingis défendait le premier titre du grand chelem qu’elle avait remporté à l’âge de 16 ans et 4 mois. La saison prolifique qu’elle avait connue ensuite l’avait conduite à prolonger un peu son congé hivernal au début de cette année. C’est ainsi qu’elle n’avait pas participé à Perth à la Hopman Cup, cette compétition mixte qui lui avait permis en 1997, associée à Marc Rosset, de se mettre en jambes. Débarquant de l’avion dans la nuit du 8 janvier, elle avait été battue, 3-6, 6-4, 7-5, le 13 au matin dès son entrée en lice au tournoi de Sydney par la nouvelle et tonitruante gloire américaine Venus Wiliams. De là à imaginer sa couronne mondiale en équilibre instable, il n’y avait qu’un pas un peu vite franchi. Ayant peu joué, Martina laissa effectivement une impression mitigée lors de ses premiers tours à Melbourne, en dépit de sa première victoire par 6-0, 6-0 dans toute sa carrière, face à l’Indonésienne Yayuk Basuki, en huitièmes de finale. Elle n’avait pas eu le loisir d’exercer son talent au tour suivant, en raison de la trop faible résistance que lui avait opposée la Française Mary Pierce (No5). Après que la très athlétique Anke Huber (No10) lui eût pris un set magnifique en demi-finale, on l’attendait donc au tournant samedi. Elle devait finir par le négocier au bout de l1 heures et 26 minutes d’efforts, sans avoir pu manifester jamais cette aisance juvénile qui avait tant ravi le public australien un an plus tôt. La première alerte eut lieu dès le premier jeu quand, après une amortie réussie et une autre ratée, elle se laissa enfermer dans de longs échanges de fond de court et perdit son service. Un peu secouée par cette rude entrée en matière, Conchita Martinez céda le sien immédiatement. Usant et abusant de balles liftées très hautes, elle n’était pas encore totalement remise de ses émotions quand elle récidiva au 4e jeu. Pas très heureuse dans ses montées offensives, Hingis, qui menait alors 3-1, smasha dans le filet, rata une amortie enfantine au pied du même filet, sortit une volée de débutant, et fit tant et si bien qu’elle fut incapable d’accroître son avantage. Ces erreurs inhabituelles étaient non seulement le fruit d’une forme encore incertaine, mais également du travail de sape mené par l’Espagnole à grand renfort de coups droits et de revers de débordement. Avant de céder son service dès le début du deuxième set, Martinez le défendait âprement pendant dix minutes. Elle refit aussitôt son handicap en sortant deux fois de ses bases arrières. Il y eut pour arriver à 2-2 un point extraordinaire, conclu par un coup droit haut décroisé de Hingis, au cours duquel les deux joueuses firent assaut de combativité et d’ingéniosité. Un peu éprouvée, Martinez concéda ensuite un nouveau break sur un jeu blanc. C’en était fini de ses chances. Elle parvint encore à inscrire vaillamment huit points avant de donner une balle de match à Hingis et de la frapper hors du carré.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats En battant l’Espagnole Conchita Martinez (No8), 6-3, 6-3, en finale du simple dames des internationaux d’Australie samedi, Martina Hingis (No1) a réalisé le 2e doublé australien de sa jeune carrière. Dans les deux cas, ce fut loin d’être une partie de plaisir, comme cela l’avait été l’année dernière. En double la veille, elle faisait équipe pour la première fois avec la Croate de 15 ans Mirjana Lucic, avec laquelle elle eut le mérite de remporter le 3e set 6-3 après avoir été menée 0-3. Dans le simple, l’affaire était d’une tout autre importance, puisque Hingis défendait le premier titre du grand chelem qu’elle avait remporté à l’âge de 16 ans et 4 mois. La saison prolifique qu’elle avait connue ensuite l’avait conduite à prolonger un peu son congé hivernal au début de cette année. C’est...