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Actualités - Chronologie

Ski J.O. : Seizinger prétendante à sa succession

Katja Seizinger ne se connaît pas de rivale dans les disciplines de vitesse et l’Allemande, championne olympique de descente, se présente comme la plus sérieuse prétendante à sa succession à Nagano. La skieuse d’Eberbach, confortable leader du classement de la Coupe du monde, semble au sommet de son art. En enlevant les six premières épreuves de l’hiver à Mammoth Mountain, Lake Louise et Val d’Isère, Seizinger a égalé le record que l’illustre Jean-Claude Killy avait établi il y a 30 ans. «C’était tout simplement incroyable», raconte l’Allemande. «Je ne commettais aucune faute et c’était presqu’aussi agréable que de remporter de l’or olympique». Battue dans le slalom géant de Val d’Isère par Deborah Compagnoni, championne du monde de la spécialité, Seizinger a renoué avec le succès sur les terres de l’Italienne, dans le super-G de Cortina d’Amezzo, la semaine passée. En pleine confiance, l’Allemande n’a pas paru perturbée par les fréquentes modifications du calendrier féminin. Au contraire, ces bouleversements, affirme-t-elle, ont évité une accumulation de courses, réduit les fatigues physiques et finalement favorisé sa préparation pour Nagano, l’objectif premier de sa saison. «Le seul effet positif de tous ces contretemps est que nous allons toutes être prêtes», affirme-t-elle, espérant qu’elle le sera un peu plus que ses adversaires. En 1993 à Morioka, Seizinger avait déjoué tous les pièges dont celui du mauvais temps pour enlever à 21 ans le titre mondial de super-G. «Mes souvenirs du Japon sont des gens très gentils qui sourient souvent et aussi le mauvais temps. Je crois que le mauvais temps sera le seul gros problème de ces Jeux», prévoit-elle. Le seul, si l’on ne compte pas la topographie de la piste qui n’est guère favorable à l’Allemande, dont la puissance et la technique s’expriment parfaitement sur des tracés pentus. Or la descente olympique est relativement plane, en particulier dans le bas, avec une portion de 300 mètres qui devrait favoriser les glisseuses. «Certaines filles, comme Varvara Zelenskaïa qui a gagné deux fois là-bas la saison passée, préfèrent ce genre de tracé», remarque Seizinger. Le danger ne devrait pourtant pas venir de la Russe mais de l’Américaine Picabo Street, de retour après un hiver passé à soigner une blessure au genou. Quoi qu’il en soit, Seizinger, pour sa neuvième saison, n’est pas prête à céder la place à ses cadettes. «Je préfère toujours que l’on me compte parmi les favorites plutôt que parmi les filles qui n’ont pas une chance», affirme-t-elle. «Je sais comment gérer la pression. Ce n’est pas la première fois pour moi». (Reuters)
Katja Seizinger ne se connaît pas de rivale dans les disciplines de vitesse et l’Allemande, championne olympique de descente, se présente comme la plus sérieuse prétendante à sa succession à Nagano. La skieuse d’Eberbach, confortable leader du classement de la Coupe du monde, semble au sommet de son art. En enlevant les six premières épreuves de l’hiver à Mammoth Mountain, Lake Louise et Val d’Isère, Seizinger a égalé le record que l’illustre Jean-Claude Killy avait établi il y a 30 ans. «C’était tout simplement incroyable», raconte l’Allemande. «Je ne commettais aucune faute et c’était presqu’aussi agréable que de remporter de l’or olympique». Battue dans le slalom géant de Val d’Isère par Deborah Compagnoni, championne du monde de la spécialité, Seizinger a renoué avec le succès sur...