Nouveau siège pour l'OTAN : divergences entre alliés
le 29 janvier 1998 à 00h00
Le Conseil de l’OTAN (ambassadeurs) s’est réuni mercredi de manière informelle pour discuter du choix d’un nouveau siège, un sujet qui provoque de sérieuses divergences entre alliés, en raison du montant de l’investissement à réaliser, selon des diplomates. A ces divisions s’ajoute une opposition entre fonctionnaires «permanents» de l’OTAN qui plaident pour la création d’un nouveau bâtiment et diplomates «de passage» qui, un peu ironiques, vont jusqu’à se demander si l’Alliance existera encore dans dix ans... Les conclusions d’une étude lancée l’été dernier sur quatre options devaient être présentées ce mercredi aux 16 alliés. Fin 97, de premières estimations avaient établi entre 167 et 417 millions de dollars le coût d’un nouveau siège mais ces chiffres ont été revus depuis à la hausse. La décision de créer un nouveau siège a déjà été retardée et il est probable que les alliés se donneront encore quelques mois avant de se prononcer. «La décision ne va pas être facile et il y aura beaucoup de résistance», prédit un diplomate. A l’étroit dans des locaux vétustes, les pays de l’OTAN voudraient tout à la fois s’agrandir pour tenir compte de l’entrée de nouveaux membres, rationaliser leurs représentations en réunissant leurs diplomates et militaires, et mieux associer au quotidien leurs partenaires, dont la Russie. L’objectif est de doubler les 2.500 bureaux actuels et d’avoir de grandes salles de réunion modulables en fonction du nombre de participants. Le siège de l’OTAN est situé dans la banlieue est de Bruxelles près de l’aéroport de la capitale. Parmi les quatre options sur la table, l’idée d’un transfert dans un hôpital militaire belge récent mais aux trois quarts inutilisé, dans le nord de Bruxelles, a été abandonnée. Trop chère (environ 630 millions de dollars) et trop compliquée à réaliser, ont estimé les alliés. La création d’un nouveau bâtiment près de l’actuel reviendrait à environ 515 millions de dollars, selon un diplomate. Cette deuxième option a les faveurs des fonctionnaires et des nombreux «petits» pays de l’Alliance, dont la quote-part dans la création d’un nouveau siège resterait réduite. Les «grands» pays sont cependant réticents face à une dépense jugée trop importante. La France a demandé des «sous-options» tandis que l’Allemagne et la Grande-Bretagne voudraient dépenser le moins possible, selon des diplomates. Les deux autres options étudiées prévoient l’ajout de bâtiments à ceux qui existent déjà avec la rénovation de ces derniers, et le remplacement progressif de «parties» de l’immeuble actuel pour aboutir à un nouveau siège. La réalisation de cette dernière option serait toutefois très bruyante et inconfortable, dénoncent les partisans de la création d’un nouveau bâtiment. Il faudra compter au moins cinq ans avant la réalisation d’un nouveau siège, selon un responsable. Deux ans de préparation avec le lancement d’appels d’offres et trois ans de construction, précise-t-il sous couvert d’anonymat. (AFP)
Le Conseil de l’OTAN (ambassadeurs) s’est réuni mercredi de manière informelle pour discuter du choix d’un nouveau siège, un sujet qui provoque de sérieuses divergences entre alliés, en raison du montant de l’investissement à réaliser, selon des diplomates. A ces divisions s’ajoute une opposition entre fonctionnaires «permanents» de l’OTAN qui plaident pour la création d’un nouveau bâtiment et diplomates «de passage» qui, un peu ironiques, vont jusqu’à se demander si l’Alliance existera encore dans dix ans... Les conclusions d’une étude lancée l’été dernier sur quatre options devaient être présentées ce mercredi aux 16 alliés. Fin 97, de premières estimations avaient établi entre 167 et 417 millions de dollars le coût d’un nouveau siège mais ces chiffres ont été revus depuis à la...
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