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Actualités - Chronologie

Une mutation génétique ralentit le développement du sida chez l'enfant

Une mutation génétique de l’un des corécepteurs du virus du sida ralentit de façon significative la progression de la maladie chez les enfants contaminés par leur mère, affirment des chercheurs français dans une étude à paraître aujourd’hui dans le «Journal of the American Medical Association». Selon une étude dirigée par le docteur Michelle Misrahi, de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) de Paris, sur 512 enfants nés de mères séropositives, seuls 9% des enfants porteurs de cette mutation génétique, baptisée CCR5-delta32, présentaient les symptômes du sida, à l’âge de 3 ans. A titre de comparaison, 28% des enfants qui ne portaient pas cette anomalie avaient, au même âge, commencé à souffrir des premiers signes de la maladie, indiquent les auteurs de l’étude. La différence de progression du sida est encore plus frappante cinq ans plus tard, notent-ils. A l’âge de 8 ans, 49% des enfants «hétérozygotes», c’est-à-dire porteurs de cette mutation transmise par un seul de leurs parents, ne souffraient d’aucun symptôme de la maladie, contre seulement 11% de ceux qui n’étaient pas porteurs de cette particularité. Si cette mutation génétique ralentit la progression de la maladie, elle ne constitue pas pour autant pour l’enfant une protection contre l’infection, soulignent toutefois les auteurs de l’étude. Au cours de leurs travaux, les chercheurs français ont notamment étudié le cas d’un enfant «homozygote», dont l’anomalie avait été héritée des deux parents, et qui n’a pas été infecté par la maladie. Mais ce seul cas ne leur a pas permis de conclure que la mutation constituait dans ce cas particulier une protection efficace contre la maladie. Le «frein» à la progression du virus que procure cette mutation du corécepteur CCR5, qui constitue l’une des clés indispensables à l’entrée du virus dans l’organisme, avait déjà été mis en évidence chez les adultes. Certaines études ont également mis en évidence que des mutations touchant d’autres corécepteurs — les CCR2 et CXCR4 — bloquaient aussi la progression du virus VIH. Cette étude constitue cependant la première à établir chez l’enfant un lien entre une anomalie génétique et la progression du virus. «Le bénéfice clinique de la mutation hétérozygote CCR5delta2 chez ces enfants semble être supérieur à la réduction par deux du risque de développement du sida observée chez les adultes» notent dans un éditorial accompagnant l’étude française les docteurs Thomas O’Brien et James Goedert, de l’Institut national du cancer (NCI) de Bethesda (Maryland). (AFP)
Une mutation génétique de l’un des corécepteurs du virus du sida ralentit de façon significative la progression de la maladie chez les enfants contaminés par leur mère, affirment des chercheurs français dans une étude à paraître aujourd’hui dans le «Journal of the American Medical Association». Selon une étude dirigée par le docteur Michelle Misrahi, de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) de Paris, sur 512 enfants nés de mères séropositives, seuls 9% des enfants porteurs de cette mutation génétique, baptisée CCR5-delta32, présentaient les symptômes du sida, à l’âge de 3 ans. A titre de comparaison, 28% des enfants qui ne portaient pas cette anomalie avaient, au même âge, commencé à souffrir des premiers signes de la maladie, indiquent les auteurs de l’étude. La...