Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Affaire Lewinsky : la Maison-Blanche se mobilise, le scandale s'étend

La Maison-Blanche a vécu un sombre week-end, mobilisée face à un tir nourri des médias américains qui multiplient les révélations embarrassantes sur le nouveau scandale politico-sexuel qui frappe le président Bill Clinton. Le «Los Angeles Times» affirme que l’ancienne stagiaire à la Maison-Blanche, Monica Lewinsky, confie dans ses conversations enregistrées en secret qu’elle faisait des fellations au président et qu’elle avait avec lui de longues conversations érotiques au téléphone. Monica Lewinsky avait été engagée à la Maison-Blanche de 1995 à 1996 à l’âge de 21 ans. Le journal cite une source anonyme qui dit avoir écouté 10% des quelque 20 heures d’enregistrements détenus par le procureur indépendant Kenneth Starr. Monica y affirme, selon cette source, qu’elle faisait uniquement des fellations à Bill Clinton, et que le président lui disait qu’il ne considérait pas cela comme une relation sexuelle. Le «Washington Post» lie ce scandale au suicide en 1993 d’un conseiller à la Maison-Blanche, Vincent Foster, en charge de l’épineux dossier de Whitewater, l’affaire immobilière dans laquelle le nom du couple présidentiel est cité à l’époque où Bill Clinton était gouverneur de l’Arkansas. Le journal affirme que Linda Tripp, ancienne employée à la Maison-Blanche travaillant actuellement au Pentagone où elle avait connu Lewinsky après son stage, préparait un livre sur la mort de Foster. Elle est l’une des dernières personnes à avoir vu Foster avant que son corps ne soit découvert dans un parc de la banlieue de Washington le 20 juillet 1993. Selon le «Post», c’est un agent littéraire qui aurait suggéré à Linda Tripp d’enregistrer ses conversations avec Lewinsky et c’est ensuite M. Starr qui lui aurait demandé de continuer à le faire quand elle lui avait remis ses premiers enregistrements. Enquête du FBI La chaîne CBS révèle que des agents du FBI ont saisi divers objets lors d’une perquisition effectuée le 16 janvier dans l’appartement de Lewinsky: son ordinateur personnel, une robe et d’autres vêtements, une broche en or et un livre de poésies. Selon CBS, certains étaient des cadeaux du président et provenaient d’une boutique de l’île de Martha’s Vineyard (Massachusetts) où Clinton a passé des vacances à plusieurs reprises. CBS affirme que le FBI a proposé à Monica une complète immunité si elle témoignait contre le président. La chaîne, qui cite son avocat, William Ginsburg, indique que Monica se serait vu proposer d’enregistrer ses conversations avec une liste de personnes dont M. Clinton et son vieil ami Vernon Jordan. Bill Clinton et son confident avaient tous les deux démenti avoir demandé à Mlle Lewinsky de mentir à la justice. L’ancienne stagiaire avait signé le 7 janvier une déposition niant avoir eu une liaison avec le président, mais ce document est contredit par les enregistrements confiés par Linda Tripp au procureur. Explications publiques Bill Clinton veut s’expliquer en public mais ses conseillers et ses avocats, mobilisés, hésitent toujours sur le moment pour le faire, ayant auparavant à rassembler tous les faits «d’une manière approfondie». A la veille de ces nouvelles révélations, la cote de popularité du président avait déjà plongé. En une semaine, elle a d’ailleurs perdu dix points (de 60 à 50% d’opinions favorables), selon un sondage CNN-Time. Bill Clinton a rendez-vous au Congrès mardi pour le discours annuel sur l’état de l’Union dans lequel il explique ses objectifs pour l’année. Il est «improbable» qu’il parle avant à la nation, selon un de ses porte-parole. Depuis vendredi, M. Clinton n’a fait aucune déclaration publique et son épouse Hillary est également restée silencieuse. Ce sont ses ministres qui relaient ses démentis. Il leur a répété vendredi que les accusations étaient «fausses», et trois d’entre eux, dont le secrétaire d’Etat Madeleine Albright, lui ont apporté publiquement leur soutien. «Je pense que ces accusations sont complètement fausses», a dit Mme Albright alors que le vice-président Al Gore montait au créneau pour défendre son «ami». M. Starr continue entre-temps son enquête. Il a cité à comparaître la secrétaire personnelle de M. Clinton, Betty Currie, l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’ONU, Bill Richardson, la veuve de l’ex-ambassadeur américain en Suisse, Shelia Lawrence, et d’anciens stagiaires de la Maison-Blanche. Le scandale pourrait mener, selon plusieurs commentateurs, à une procédure de destitution, ou à un départ anticipé de M. Clinton, ce qu’a réfuté sèchement son porte-parole. La déposition sous serment de Monica Lewinsky, réclamée par les avocats de Paula Jones, qui accuse Bill Clinton de harcèlement sexuel lorsqu’il était gouverneur, a été reportée sine die mais entre-temps les révélations dans la presse font rage: M. Clinton, qui aurait finalement reconnu une liaison avec Gennifer Flowers, aurait, outre Monica Lewinsky, également eu des aventures avec trois autres femmes qui travaillaient à la Maison-Blanche. (AFP)
La Maison-Blanche a vécu un sombre week-end, mobilisée face à un tir nourri des médias américains qui multiplient les révélations embarrassantes sur le nouveau scandale politico-sexuel qui frappe le président Bill Clinton. Le «Los Angeles Times» affirme que l’ancienne stagiaire à la Maison-Blanche, Monica Lewinsky, confie dans ses conversations enregistrées en secret qu’elle faisait des fellations au président et qu’elle avait avec lui de longues conversations érotiques au téléphone. Monica Lewinsky avait été engagée à la Maison-Blanche de 1995 à 1996 à l’âge de 21 ans. Le journal cite une source anonyme qui dit avoir écouté 10% des quelque 20 heures d’enregistrements détenus par le procureur indépendant Kenneth Starr. Monica y affirme, selon cette source, qu’elle faisait uniquement des fellations...