La crise qui oppose l’Irak et l’ONU sur les inspections de désarmement des Nations Unies en Irak est «très grave», a déclaré le président américain Bill Clinton. «C’est une chose très grave pour moi. C’est quelque chose de très grave», a-t-il répété dans une interview à la chaîne PBS. M. Clinton a rejeté l’idée que l’Irak ne prenne plus au sérieux les menaces américaines d’une action unilatérale si Bagdad maintient son refus. «Ce n’est pas vrai», a-t-il dit. M. Clinton s’exprimait alors que le chef des inspecteurs en désarmement de l’ONU Richard Butler avait eu une dernière réunion avec le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz sans parvenir à le convaincre de donner aux équipes un accès illimité aux sites. «S’ils pensent vraiment qu’il n’y a pas de circonstances qui puissent nous amener à agir seuls, ils se trompent tristement», a déclaré M. Clinton. L’Independence à la place du Nimitz Par ailleurs, un porte-parole américain a annoncé jeudi que le porte-avions américain Independence va quitter vendredi son port d’attache Yokosuka dans la baie de Tokyo pour le Golfe. Il remplacera un autre porte-avions, le Nimitz, qui croise actuellement dans cette zone. Independence sera escorté de trois bâtiments de surface, un croiseur lance-missiles, le Bunker Hill, un destroyer, le O’Brian, un destroyer lance-missiles, le John S McCain et d’un sous-marin. Le secrétaire à la Défense William Cohen en visite au Japon s’est rendu mercredi en hélicoptère à bord du porte-avions où il a encouragé les marins du Independence, en partance pour le Golfe, à y montrer la détermination des Etats-Unis. «Vous serez là-bas pour adresser un signal très fort, pour démontrer le pouvoir des Etats-Unis, que nous sommes déterminés à ce que les voies de communication et d’approvisionnement en pétrole demeurent ouvertes», a-t-il dit. Les Etats-Unis maintiennent deux groupes aéronavals dans le Golfe, celui du Nimitz et celui du George Washington, depuis le début de la crise entre Bagdad et les Nations Unies sur le désarmement irakien. Experts chinois dans l’UNSCOM A Bagdad entre-temps, on apprenait de source diplomatique chinoise que trois experts chinois vont se joindre début février à l’équipe de l’UNSCOM. Cette question a été examinée jeudi par le directeur du centre de surveillance et de contrôle de l’UNSCOM, Nils Carlstrom, avec l’ambassadeur chinois à Bagdad, M. San Bi Gan, a-t-on appris auprès de l’ONU. Pour la première fois, la Chine a récemment désigné trois inspecteurs qui ont été acceptés par le chef de l’UNSCOM, Richard Butler. Les trois experts sont des spécialistes en armement biologique, chimique et balistique. La Chine, la France et la Russie sont favorables à un «rééquilibrage» de l’UNSCOM, réclamé avec insistance par l’Irak qui accuse cet organisme d’être dominé par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz a reproché la semaine dernière à M. Butler d’avoir nommé les trois nouveaux experts chinois à Bagdad et non au quartier général de l’UNSCOM à New York, où d’après lui ils seraient plus utiles à l’Irak. Selon lui, M. Butler aurait dû nommer les nouveaux experts à des postes-clés, et non pas en faire «des témoins qui n’ont rien vu», a-t-il lancé mercredi soir en arabe, reprenant le titre du pièce de théâtre égyptienne. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La crise qui oppose l’Irak et l’ONU sur les inspections de désarmement des Nations Unies en Irak est «très grave», a déclaré le président américain Bill Clinton. «C’est une chose très grave pour moi. C’est quelque chose de très grave», a-t-il répété dans une interview à la chaîne PBS. M. Clinton a rejeté l’idée que l’Irak ne prenne plus au sérieux les menaces américaines d’une action unilatérale si Bagdad maintient son refus. «Ce n’est pas vrai», a-t-il dit. M. Clinton s’exprimait alors que le chef des inspecteurs en désarmement de l’ONU Richard Butler avait eu une dernière réunion avec le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz sans parvenir à le convaincre de donner aux équipes un accès illimité aux sites. «S’ils pensent vraiment qu’il n’y a pas de circonstances qui puissent...