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Actualités - Reportage

Sites à l'abandon Quartier Saint Michel : gare à la gare (photos)

En se promenant dans Beyrouth, on tombe parfois sur les vestiges insolites d’un passé pourtant pas si lointain, plus ou moins épargnés par les ans, par la guerre... Ainsi, à Achrafieh, quartier Saint-Michel, on trouve le bâtiment central de l’ancienne gare de Beyrouth (trains et tramways) transformée en dépôt pour bus et en atelier: stationnement de nuit et maintenance, premier et deuxième niveau. Dans son ouvrage «Beyrouth notre mémoire», Fouad Debbas en parle: «... quartier Saint-Michel qui doit son nom à une petite église maronite, construite en 1882. C’est là que se trouve la gare de Beyrouth, inaugurée en juin 1896, point de départ des trains pour Damas et des tramways qui desservaient Maameltein». Le coin, où trônent des carcasses de wagons calcinés, est envahi par une verdure parsemée d’ordures. Des arbres géants ont poussé un peu partout, des chiens et des chats se prélassent au soleil... N’étaient les flaques d’égoûts aux odeurs nauséabondes et les nuages de bestioles, l’endroit aurait pu constituer un merveilleux univers pour les enfants du quartier, un îlot qui aurait abrité des rêves peuplés de super-héros. Construit par les Français à la fin du siècle dernier donc, le bâtiment de deux étages, quoiqu’en mauvais état, tient encore debout. Il abrite encore, au premier étage, les bureaux de direction des chemins de fer ainsi que ceux des transports en commun. L’étage supérieur est pour sa part totalement inutilisable en l’état. Le quai, une vieille horloge, un banc, des rails rouillés... nostalgie. La bâtisse de la gare Saint-Michel n’est pas unique en son genre. Il en existe de semblables, aussi délabrées, à Rayack comme à Baalbeck, où subsistent également quelques bureaux. Ces bâtiments appartiennent, comme on sait, à l’Office des chemins de fer et des transports en commun, qui relève du ministère des Transports. Un département technique dont la vocation n’est certes pas la sauvegarde du patrimoine. Mais qui n’hésiterait sans doute pas à une saine réhabilitation, si on lui en donnait les moyens. Les caisses de l’Etat étant vides, des particuliers pourraient aussi, par ailleurs, faire un effort. Y’aura-t-il quelqu’un pour sauver la gare ? N.S
En se promenant dans Beyrouth, on tombe parfois sur les vestiges insolites d’un passé pourtant pas si lointain, plus ou moins épargnés par les ans, par la guerre... Ainsi, à Achrafieh, quartier Saint-Michel, on trouve le bâtiment central de l’ancienne gare de Beyrouth (trains et tramways) transformée en dépôt pour bus et en atelier: stationnement de nuit et maintenance, premier et deuxième niveau. Dans son ouvrage «Beyrouth notre mémoire», Fouad Debbas en parle: «... quartier Saint-Michel qui doit son nom à une petite église maronite, construite en 1882. C’est là que se trouve la gare de Beyrouth, inaugurée en juin 1896, point de départ des trains pour Damas et des tramways qui desservaient Maameltein». Le coin, où trônent des carcasses de wagons calcinés, est envahi par une verdure parsemée d’ordures. Des...