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Actualités - Chronologie

L'usine des Jumbo Jet : gigantisme, aisance et minutie

L’usine d’Everett, proche de Seattle, où Boeing, le premier avionneur mondial, assemble ses gros porteurs, dont le célèbre Jumbo Jet B747, frappe par son gigantisme mais aussi par la minutie et l’apparente aisance d’exécution de multiples tâches complexes. Citant avec fierté le livre Guinness des records, Boeing précise qu’il s’agit en volume du plus grand bâtiment au monde avec 13,3 millions de mètres cubes. En superficie, l’usine, où sont également assemblés les B767, et le dernier né, le biréacteur long courrier B777, peut avec ses 39,8 hectares contenir Disney Land, ou 911 terrains de basket-ball. Sa hauteur est équivalente à un immeuble de neuf étages et doté de six portes dont les surfaces respectives correspondent à celle d’un terrain de football. Pour se déplacer, les quelque 28.000 personnes qui travaillent disposent de 3.000 bicyclettes. Le plafond est constitué d’un vaste réseau de rails sur lesquels sont suspendues des grues à 30 mètres du sol et qui transportent des trançons d’avions pouvant peser jusqu’à 34 tonnes pour les chaînes de B747 et B767 et 40 tonnes pour celles des B777. Le processus de fabrication d’un avion commence avec l’acheminement de plusieurs millions de composants en provenance de milliers de fournisseurs situés sur tout le territoire américain mais également dans 45 autres pays. La production d’un Boeing 747 pour lequel le premier corps de l’usine d’Everett a été construit en 1969, requiert six millions de pièces dont trois millions de rivets. Le tout est assemblé en 43 jours dont le montage final des grands éléments — le nez, partie avant et médiane, le réservoir central, les ailles, les empennages et la queue — est exécuté en quelques jours. Un B747 sort ainsi de la chaîne tous les cinq jours ou quatre tous les mois. Boeing compte porter ce rythme à cinq d’ici avril, explique le patron de la production de Boeing, Robert Dryden. Les B747 sont désormais produits sur une chaîne unique et non deux comme auparavant. Ce changement est le résultat de la récente réorganisation de la production de ces appareils qui connaissait de sérieux problèmes et avait conduit Boeing à arrêter l’assemblage pendant vingt jours. L’idée, explique Robert Dryden, c’est de simplifier le plus possible le travail et les procédures. A titre d’exemple, chaque ouvrier reçoit désormais une boîte contenant le nombre précis de pièces et les outils nécessaires pour exécuter une tâche spécifique, ce qui lui permet, ainsi qu’au superviseur, de contrôler rapidement le travail réalisé. Le contrôle de la qualité du produit est actuellement le leitmotiv de la direction et de l’encadrement de Boeing pour persuader leurs interlocuteurs que la forte augmentation du rythme de production (18 appareils par mois en 1996 à 40 actuellement et 43 prévus au printemps) ne se fait pas au détriment de la sécurité des avions produits. Les autorités fédérales de l’aviation civile (FAA) ont néanmoins dépêché une équipe d’inspecteurs la semaine dernière pour s’en assurer. Scott Peterson, un des responsables du contrôle de qualité, explique que tous les éléments des avions sont vérifiés avant l’assemblage. Pour ce faire, Boeing dispose de plus de 2.500 contrôleurs. En outre, la FAA a ses représentants en permanence dans toutes les usines de Boeing ainsi que certaines grandes compagnies aériennes comme British Airways, a encore souligné M. Peterson. L’usine d’Everett est la véritable vitrine de Boeing que visitent plus de 130.000 touristes chaque année mais aussi des chefs d’Etat comme Boris Eltsine ou récemment le président chinois Jiang Zemin. (AFP)
L’usine d’Everett, proche de Seattle, où Boeing, le premier avionneur mondial, assemble ses gros porteurs, dont le célèbre Jumbo Jet B747, frappe par son gigantisme mais aussi par la minutie et l’apparente aisance d’exécution de multiples tâches complexes. Citant avec fierté le livre Guinness des records, Boeing précise qu’il s’agit en volume du plus grand bâtiment au monde avec 13,3 millions de mètres cubes. En superficie, l’usine, où sont également assemblés les B767, et le dernier né, le biréacteur long courrier B777, peut avec ses 39,8 hectares contenir Disney Land, ou 911 terrains de basket-ball. Sa hauteur est équivalente à un immeuble de neuf étages et doté de six portes dont les surfaces respectives correspondent à celle d’un terrain de football. Pour se déplacer, les quelque 28.000 personnes...