Les Chicago Bulls continuent d’alterner le bon et le médiocre comme en témoigne leur défaite à Philadelphie (106-96), la première depuis quatre ans. Pour ajouter à leur malheur, les champions en titre ont perdu dans la bataille leur «shooteur» Steve Kerr (clavicule cassée), qui sera absent six semaines. Les partenaires de Jordan ont parfois compté jusqu’à 19 points de retard face à l’une des plus faibles franchises de la Ligue qui s’en est remis au fantasque Iverson (31 points) en fin de partie. Ce revers est d’autant plus incompréhensible que Chicago venait de se replacer avantageusement dans la hiérarchie de la NBA en dominant Seattle quelques jours plus tôt (101-91). A l’issue d’un match que beaucoup présentaient comme la prochaine finale NBA, Jordan atteignait la barre des 40 points pour la cinquième fois en dix rencontres. C’en était trop pour les Sonics, lesquels n’en restent pas moins de sérieux candidats au titre. Grâce au jeu complet de l’étonnant Detlef Schrempf, au meneur Gary Payton qui s’affirme comme un candidat au titre de MVP et surtout à Vin Baker, qui tourne à 20 points, de moyenne, Seattle n’en finit pas de donner des maux de tête à ses adversaires. «Cette saison, je m’amuse car l’équipe est beaucoup plus facile à diriger. Oui, c’est vraiment la période la plus agréable de ma carrière», confirme le coach George Karl. Vrai ou faux Il avait toujours dit qu’il était inutile de l’imaginer sous un autre maillot, travaillant pour un autre coach que Phil Jackson. Pourtant, Michael Jordan vient de surprendre tout son monde en lançant vendredi dernier un pavé dans la mare de la NBA: «On ne peut pas dire que je n’aimerais pas jouer à New-York. Au contraire, j’adorerais!» «Mais il faut quand même que j’en parle à ma famille», a ajouté His Airness sur le parquet du Madison avant de mettre la franchise new-yorkaise au supplice en inscrivant 44 points. Histoire de famille Don Nelson sait ce qu’il veut. Arrivé comme le sauveur à Dallas pour redresser la courbe des résultats des Mavericks, il a obtenu de cumuler à la fois les fonctions de coach et de general manager. Avec à la clé un superbe contrat à six millions de dollars la saison, jusqu’en l’an 2000. Exigeant, Nelson a également obtenu de débaucher le premier assistant des Suns, un certains Donn (avec deux n) Nelson. Il s’agit de son propre fils que le nouvel homme fort de Dallas souhaitait voir travailler à ses côtés. Les cancres de la NBA En s’inclinant à domicile contre Cleveland le week-end dernier, Denver semble parti pour signer un sinistre record. Cette franchise en est en effet à sa dix-neuvième défaite d’affilée! Chez les cancres, on notera aussi que Portland a inscrit seulement 22 paniers lors de sa défaite à domicile contre Miami (76-68). A trois paniers près, le record historique de la Ligue était battu. Barkley au tribunal en juillet Le procès de Charles Barkley, accusé d’avoir projeté à travers la fenêtre d’un bar d’Orlando un consommateur qui l’embêtait, en octobre dernier, a été repoussé au mois de juillet, après la fin de la saison. Barkley, 34 ans, qui est notamment poursuivi pour désordre et agression, risque un maximum d’un an de prison et 1000 dollars d’amende. Sa victime, que Barkley accuse d’avoir jeté un verre d’eau glacée à la table où il était assis, est un immigrant mexicain en situation irrégulière, qui a depuis disparu, selon la police d’Orlando. Le retour de David Robinson David Robinson, ancien meilleur joueur (MVP) de NBA en 1994/95, fait à nouveau le bonheur des San Antonio Spurs, après une absence de près d’un an pour blessure. L’ancien pivot all-star (6 matches seulement en 1996/97), 32 ans, totalise depuis le début de la saison 23 points et 11 rebonds par match et a conduit l’équipe texane à la 3e place de la Conférence ouest (27 victoires, 12 défaites). «Ce n’est pas une surprise, je l’ai vu travailler trois heures et demie par jour tout l’été», explique l’entraîneur de Spurs, Gregg Popovich. La tâche de Robinson est facilitée par la présence à ses côtés de Tim Duncan, un joueur de 2,13 mètres, numéro un de la draft en juin, qui tourne à une moyenne de 17 points par match. Boston et Bird Les retrouvailles. Larry Bird, ancienne grande vedette des Celtics de Boston, a fait samedi un retour victorieux sur le terrain de ses anciens exploits. Les Indiana Pacers, qu’il entraîne depuis le début de la saison, sont allés s’imposer à Boston 103 à 96. «Les joueurs savaient que c’était un match très important pour moi, et c’est eux qui ont fait tout le travail», a-t-il souligné modestement. Bird, pour sa première saison à la tête d’une équipe, a réussi à transformer les modestes Pacers, (26 victoires, 11 défaites), qui, à mi-parcours, se payent le luxe de devancer Chicago (28 victoires, 12 défaites) dans la Conférence est. Trois fois MVP de la NBA, vainqueur de deux Championnats avec Boston, membre de la «dream team» médaillée d’or à Barcelone en 1992, Larry Bird avait pris sa retraite cette année en raison de problèmes de dos. Voici les résultats des rencontres du Championnat nord-américain de basket-ball (NBA) jouées lundi: New York — Boston 98-82 Philadelphie — Sacramento 98-85 Minnesota — La Clippers 117-109 La Lakers — Orlando 92-89 Charlotte — Toronto 109-88 New Jersey — San Antonio 95-84 Houston — Seattle 80-114 Utah — Detroit 98-89 Classement à l’issue des rencontres de lundi (lire dans l’ordre nombre de victoires, défaites): • Conférence est (Division Atlantique): Miami 24 14 New York 22 16 New Jersey 22 17 Washington 21 20 Orlando 20 21 Boston 17 21 Philadelphie 13 23 (Division Centre) Indiana 26 11 Chicago 28 12 Atlanta 25 13 Cleveland 22 15 Charlotte 23 16 Detroit 18 20 Milwaukee 18 21 Toronto 6 33 • Conférence Ouest (Division Centre-Ouest): Utah 26 12 San Antonio 27 13 Minnesota 22 16 Houston 18 18 Vancouver 10 30 Dallas 6 32 Denver 2 35 Division Pacifique) Seattle 32 8 La Lakers 30 9 Phoenix 24 12 Portland 21 16 Sacramento 17 23 La Clippers 10 31 Golden State 7 29
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les Chicago Bulls continuent d’alterner le bon et le médiocre comme en témoigne leur défaite à Philadelphie (106-96), la première depuis quatre ans. Pour ajouter à leur malheur, les champions en titre ont perdu dans la bataille leur «shooteur» Steve Kerr (clavicule cassée), qui sera absent six semaines. Les partenaires de Jordan ont parfois compté jusqu’à 19 points de retard face à l’une des plus faibles franchises de la Ligue qui s’en est remis au fantasque Iverson (31 points) en fin de partie. Ce revers est d’autant plus incompréhensible que Chicago venait de se replacer avantageusement dans la hiérarchie de la NBA en dominant Seattle quelques jours plus tôt (101-91). A l’issue d’un match que beaucoup présentaient comme la prochaine finale NBA, Jordan atteignait la barre des 40 points pour la cinquième...