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Actualités - Opinion

L'avis du lecteur Etes-vous pour ou contre les revues mondaines

Voilà à peu près deux ans, les génies locaux de la pub ont dynamisé une formule très ancienne: la gazette mondaine. Le marché local foisonne de ces revues où se bousculent le Tout-Beyrouth noctambule et branché. Carte de visite, passeport pour être admis dans le cercle de la jet-set, pour les uns. Feuilles de chou, «et pas besoin d’en faire toute une salade» pour les autres, les magazines mondains ont des «aficionados» et des détracteurs... — Marisa G., la trentaine, reporter-TV, est contre les revues mondaines. Parce que, dit-elle, «cela consacre l’état de fait d’une sous culture qui devient dominante. Ces journaux n’offrent aucune information intéressante à leurs lecteurs. Que m’importe si Mlle X a dîné avec M. Y dans tel restaurant, ou si la famille «Boudneir» (pour reprendre une appellation désormais consacrée) a donné une réception de mille personnes pour célébrer la saint glain-glain?». — Des propos peu amènes contrebalancés par ceux de Sophie G., 26 ans, professeur de gymnastique qui, elle, trouve que «ce sont des revues spécialisées comme il en existe dans tous les domaines. Elles présentent l’avantage d’être divertissantes, relaxantes et souvent drôles. On les feuillette chez le coiffeur, à la plage, dans les embouteillages en voiture... Et sans blague, ça nous donne des nouvelles de nos amis». Sans commentaires... — Elie Z., 28 ans, qui travaille dans l’export-import et sort beaucoup, beaucoup-du pays aussi-a un faible poussé pour les mondanités. Son avis est plus tempéré. Ces revues sont pour lui «un passe-temps, un divertissement léger et amusant. Bien sûr, elles sont d’une utilité presque nulle. Intellectuellement et culturellement, c’est zéro. Mais on est toujours curieux de suivre les frasques des amis ou connaissances sur papier glacé. Du reste, ces magazines regorgent de belles plantes, alors qui s’en plaindrait?», conclut cette âme bucolique. Vous avez dit lecteur... ou voyeur? Z.Z.
Voilà à peu près deux ans, les génies locaux de la pub ont dynamisé une formule très ancienne: la gazette mondaine. Le marché local foisonne de ces revues où se bousculent le Tout-Beyrouth noctambule et branché. Carte de visite, passeport pour être admis dans le cercle de la jet-set, pour les uns. Feuilles de chou, «et pas besoin d’en faire toute une salade» pour les autres, les magazines mondains ont des «aficionados» et des détracteurs... — Marisa G., la trentaine, reporter-TV, est contre les revues mondaines. Parce que, dit-elle, «cela consacre l’état de fait d’une sous culture qui devient dominante. Ces journaux n’offrent aucune information intéressante à leurs lecteurs. Que m’importe si Mlle X a dîné avec M. Y dans tel restaurant, ou si la famille «Boudneir» (pour reprendre une appellation...