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Actualités - Chronologie

Six candidats au chevet d'une institution malade L'OMS élit son nouveau patron

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) se lance cette semaine dans l’élection de son prochain directeur général et six candidats se pressent au chevet d’une institution malade après dix ans de gestion controversée du Japonais Hiroshi Nakajima. L’ancien premier ministre de Norvège, Gro Harlem Brundtland, 58 ans, est généralement considérée favorite au terme d’une campagne de plus d’un an. Les autres candidats sont tous, comme Mme Brundtland, médecins de formation. La désignation d’un nouveau patron pour les cinq prochaines années apparaît une chance pour l’OMS de remonter la pente après les deux mandats du docteur Nakajima. Gestion douteuse, flou des priorités, favoritisme dans la nomination des hauts cadres de l’agence et clientélisme auprès des Etats membres, les critiques ont plu sur le leadership du Japonais qui a finalement décidé en avril 1997 de ne pas se représenter après une difficile réélection en 1993. «L’OMS n’est peut-être pas aussi en crise qu’on le dit mais elle a besoin d’une remise en ordre et de transparence», dit un diplomate. Le vote à bulletin secret interviendra le 27 janvier au sein du Conseil exécutif de 32 membres sur les 191 pays représentés à l’OMS. La décision doit être définitivement entérinée en mai par l’assemblée générale annuelle de l’organisation. Les candidats Le processus d’élection s’ouvre mardi avec une possible première élimination par le Conseil exécutif. Un des candidats, le Bolivien Fernando Antezana, s’est retiré en dernière minute et il était possible que le conseil décide finalement de garder les six noms restant en lice pour son vote de la semaine prochaine. Si Mme Brundtland paraît en mesure de l’emporter avec notamment le soutien des Etats-Unis (en coulisse) et de l’Europe, elle va devoir affronter de sérieux rivaux, dont plusieurs chefs de puissants fiefs régionaux de l’OMS. Parmi eux figurent le directeur général pour l’Afrique, Ebrahim Malick Samba, le responsable de l’agence pour l’Asie du Sud-Est, l’Indonésien Uton Muchtar Rafei, et le directeur de l’Organisation panaméricaine de la santé, le Dr George Alleyne (Barbade). Une autre femme se présente également contre elle, la Pakistanaise Nafis Sadik, chef du Fonds de l’ONU pour la population. Donnée un moment comme la plus dangereuse menace sur Mme Brundtland, Mme Sadik semble aujourd’hui victime de la division du vote asiatique entre sa candidature et celle de M. Rafei, disent des diplomates. Le dernier candidat est un ancien ministre de la Santé de Jordanie, Arif Batayneh, mais il fait figure d’outsider. Plusieurs facteurs pèsent en faveur de Mme Brundtland: sa compétence en matière de santé publique, ses qualités de gestionnaire mises à l’épreuve pendant ses dix ans à la tête de la Norvège et ses facultés d’organisatrice et d’animatrice au niveau international. Elle fut présidente de la Commission mondiale sur l’environnement et le développement qui déboucha sur le sommet de la terre de Rio en 1992. Elle a aussi décidé de mettre ses convictions social-démocrates au service de la santé, des préoccupations qui trouvent un écho dans de nombreux pays du Sud. «Le sous-développement et la pauvreté à l’échelle mondiale sont les principaux défis» en matière de santé publique, a-t-elle répété la semaine dernière à Genève en soulignant que l’accès aux soins primaires pour tous devrait être la priorité de l’OMS. (AFP)
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) se lance cette semaine dans l’élection de son prochain directeur général et six candidats se pressent au chevet d’une institution malade après dix ans de gestion controversée du Japonais Hiroshi Nakajima. L’ancien premier ministre de Norvège, Gro Harlem Brundtland, 58 ans, est généralement considérée favorite au terme d’une campagne de plus d’un an. Les autres candidats sont tous, comme Mme Brundtland, médecins de formation. La désignation d’un nouveau patron pour les cinq prochaines années apparaît une chance pour l’OMS de remonter la pente après les deux mandats du docteur Nakajima. Gestion douteuse, flou des priorités, favoritisme dans la nomination des hauts cadres de l’agence et clientélisme auprès des Etats membres, les critiques ont plu sur le...