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Actualités - Chronologie

L'Ethiopie augmente l'acheminement de son pétrole via Djibouti

La fermeture de la raffinerie d’Assab (Erythrée) en août dernier a incité l’Ethiopie à diversifier ses sources d’approvisionnement en produits pétroliers et à utiliser plus fréquemment le corridor djibouto-éthiopien, a-t-on indiqué au port de Djibouti. La société chargée de l’importation des produits pétroliers en Ethiopie, l’«Ethiopian Petroleum Enterprise» (EPE), a ainsi signé des contrats de stockage avec trois compagnies pétrolières internationales installées à Djibouti — Total, Shell et Mobil Oil — pour l’acheminement de quelque 240.000 mètres cubes par an de fuel, kérosène et essence ordinaire, soit l’équivalent de 30% des besoins de l’Ethiopie en hydrocarbures. L’EPE a loué auprès de ces trois compagnies des réservoirs d’une capacité de stockage de 30.000 mètres cubes. Jusqu’alors, l’Ethiopie n’importait via Djibouti que 5% de ses besoins en hydrocarbures, soit 40.000 mètres cubes par an, qui étaient essentiellement acheminés par wagons-citernes. Désormais, l’acheminement s’effectue par train, mais également par route, des dizaines de camions-citernes avec des plaques minéralogiques éthiopiennes ayant fait leur apparition à Djibouti. Ces camions assurent les navettes entre Djibouti et les villes éthiopiennes de Nazareth et Addis-Abeba. Outre les avantages financiers tirés par les compagnies pétrolières et l’Etat djiboutien, par le biais des taxes sur les bénéfices imposées à ces dernières, cette augmentation du trafic pétrolier vers l’Ethiopie entraînera pour le port de Djibouti une fréquentation annuelle supplémentaire de 10 à 12 navires pétroliers d’une capacité de 20.000 tonnes métriques. La consommation éthiopienne de produits pétroliers est d’environ 800.00 mètres cubes par an. Avant la fermeture de la raffinerie d’Assab, l’Ethiopie se procurait jusqu’à 85% de ses besoins énergétiques via ce port de la mer Rouge, passé depuis 1991 sous contrôle de l’Erythrée, officiellement indépendante de l’Ethiopie depuis 1993. En outre, la volonté de l’Etat érythréen d’affirmer sa souveraineté, en mettant notamment en circulation en novembre dernier sa propre monnaie, le nakfa, semble avoir incité les autorités éthiopiennes à privilégier le port de Djibouti pour «bénéficier d’un rapport qualité/prix plus intéressant», a souligné un responsable du port de Djibouti. Des navires céréaliers aux cargaisons destinées à l’Ethiopie viennent par ailleurs plus régulièrement à Djibouti, tandis que l’Ethiopie a demandé à utiliser le port de la petite république pour l’exportation d’une grande partie de son café. Expédiés d’Ethiopie à Djibouti par camion ou train, les sacs de café sont ensuite placés dans des conteneurs et envoyés par bateau vers l’Europe ou l’Iran. Il est également question de stocker à Djibouti une partie de ce café, afin de satisfaire rapidement les commandes étrangères. L’Ethiopie exporte 120.000 tonnes de café par an. Quelque 4.000 tonnes ont transité par Djibouti en décembre dernier. (AFP)
La fermeture de la raffinerie d’Assab (Erythrée) en août dernier a incité l’Ethiopie à diversifier ses sources d’approvisionnement en produits pétroliers et à utiliser plus fréquemment le corridor djibouto-éthiopien, a-t-on indiqué au port de Djibouti. La société chargée de l’importation des produits pétroliers en Ethiopie, l’«Ethiopian Petroleum Enterprise» (EPE), a ainsi signé des contrats de stockage avec trois compagnies pétrolières internationales installées à Djibouti — Total, Shell et Mobil Oil — pour l’acheminement de quelque 240.000 mètres cubes par an de fuel, kérosène et essence ordinaire, soit l’équivalent de 30% des besoins de l’Ethiopie en hydrocarbures. L’EPE a loué auprès de ces trois compagnies des réservoirs d’une capacité de stockage de 30.000 mètres cubes....