Paula Jones a provoqué samedi à Washington une cohue médiatique digne d’une star d’Hollywood, à son arrivée devant l’immeuble où elle devait assister à la déposition du président Clinton qu’elle accuse de harcèlement sexuel. A peine sortie du taxi qui l’avait déposée devant la porte arrière de l’immeuble où avait lieu la rencontre, près de la Maison-Blanche, la jeune femme, vêtue d’un tailleur-pantalon beige, a été entourée d’une nuée incontrôlable de dizaines de caméras, photographes et journalistes. Certains attendaient son arrivée depuis des heures. Ballottée par la foule, comme tétanisée et incapable d’avancer, Paula Jones, 31 ans, n’a dû qu’aux cris de sa porte-parole et à l’aide de deux accompagnateurs de pouvoir après plusieurs minutes se frayer péniblement un chemin jusqu’à l’immeuble. «C’était effrayant, la cohue a atteint une nouvelle limite», a reconnu le commentateur de la télévision NBC, couvrant l’événement en direct. La porte-parole de Paula Jones, Susan Carpenter McMillan, avait pourtant demandé à la presse de ne pas se ruer sur la jeune femme, expliquant que celle-ci tiendrait un bref point de presse après sa confrontation avec le président Clinton. Outrée du comportement des médias, elle a déclaré ensuite qu’elle n’était plus sûre que ce point de presse aurait lieu. «Après ce qui s’est passé ce matin, je ne vais pas imposer encore ça à Paula», a-t-elle dit. Aucun périmètre de sécurité n’avait été établi, qui aurait pu protéger la jeune femme. De l’autre côté de l’immeuble, se jouait une scène entièrement différente: un quart d’heure après l’arrivée de Paula Jones, une suite de limousines, sorties de la Maison-Blanche moins d’une minute auparavant, s’est discrètement engouffrée dans le parking souterrain de l’immeuble. M. Clinton s’y trouvait, en costume sombre et cravate claire. Les bureaux de Robert Bennett, l’avocat de M. Clinton, se trouvent à une cinquantaine de mètres de la Maison-Blanche. Outre la foule des journalistes et une cinquantaine de caméras du monde entier, de nombreux badauds attendaient samedi devant l’immeuble. «C’est bizarre que la personne qui est censée diriger le pays soit interrogé sur ça», commentait Steve Cross, un adolescent de Zion (Illinois). Bill Clinton «devrait être un modèle», ajoutait-il. «L’Amérique est un grand pays, et c’est affreux qu’un président ait ainsi à témoigner. Cela aurait dû être fait quand il quittera la présidence», commentait un médecin de Chicago, Mary Budzik. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Paula Jones a provoqué samedi à Washington une cohue médiatique digne d’une star d’Hollywood, à son arrivée devant l’immeuble où elle devait assister à la déposition du président Clinton qu’elle accuse de harcèlement sexuel. A peine sortie du taxi qui l’avait déposée devant la porte arrière de l’immeuble où avait lieu la rencontre, près de la Maison-Blanche, la jeune femme, vêtue d’un tailleur-pantalon beige, a été entourée d’une nuée incontrôlable de dizaines de caméras, photographes et journalistes. Certains attendaient son arrivée depuis des heures. Ballottée par la foule, comme tétanisée et incapable d’avancer, Paula Jones, 31 ans, n’a dû qu’aux cris de sa porte-parole et à l’aide de deux accompagnateurs de pouvoir après plusieurs minutes se frayer péniblement un chemin...