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Actualités - Chronologie

Bill Clinton v/s Paula Jones : une première judiciaire de six heures

Bill Clinton a été confronté samedi pendant près de six heures à son accusatrice, Paula Jones, qui poursuit le président des Etats-Unis pour harcèlement sexuel. Pour la première fois dans les annales judiciaires du pays, un président en exercice a témoigné sous serment dans des poursuites intentées à son encontre. Selon son entourage, Bill Clinton, qui nie avoir tenté d’abuser de la jeune femme, a répété samedi qu’il ne se souvenait pas avoir rencontré Paula Jones en 1991 dans une chambre d’hôtel de Little Rock, la capitale de cet Etat du sud dont il était à l’époque gouverneur. Conformément aux injonctions du juge de l’Arkansas Sussan Webber Wright, ni Bill Clinton, ni son accusatrice ne se sont adressés à la foule des journalistes qui s’étaient rassemblés au pied de la tour où a eu lieu le face-à-face, dans les bureaux de l’avocat du président, Robert Bennett. La chaîne de télévision CBS a néanmoins rapporté qu’une partie des questions posées au président américain étaient basées sur les dépositions de quatre jeunes femmes, et notamment une ancienne collaboratrice de la Maison-Blanche, qui affirment que Bill Clinton leur a fait des avances. A l’issue de la confrontation, le président des Etats-Unis a rejoint la Maison-Blanche, toute proche, comme il en était arrivé, dans sa limousine blindée. Il s’est aussitôt enfermé dans le Bureau ovale pour étudier un rapport sur la crise financière en Asie. Selon le porte-parole Joe Lockhart, Clinton a également travaillé sur une version du Discours sur l’état de l’Union qu’il doit prononcer à la fin du mois devant le Congrès. L’ancienne fonctionnaire de l’Arkansas est repartie de son côté dans le taxi qui l’avait déposée six heures plus tôt. Mais Susan Carpenter McMillan, qui la représente, a déclaré qu’elle avait eu la possibilité de regarder Bill Clinton «droit dans les yeux» alors qu’il effectuait sa déposition devant une caméra vidéo. L’an passé, le témoignage sous serment de Paula Jones avait duré treize heures et s’était étalé sur deux journées. Désormais, on se dirige vers un procès dont l’ouverture a été fixée au 27 mai, à moins d’un arrangement à l’amiable in extremis entre les deux parties. Les avocats de Paula Jones réclament deux millions de dollars de réparations pour les préjudices subis par leur cliente ainsi que des excuses publiques du président — ce à quoi s’opposent les avocats du président qui jugent que Bill Clinton n’a pas à s’excuser pour des faits qu’il n’a pas commis. La défense de Clinton se précise Selon l’accusation, le gouverneur Bill Clinton aurait fait venir Paula Jones en 1991 dans une chambre d’un hôtel de Little Rock où il se reposait entre deux sessions d’une conférence. Là, il aurait essayé d’obtenir d’elle une fellation. Dans des documents transmis à la justice de l’Arkansas, Bill Clinton assurait n’avoir aucun souvenir de cette «rencontre». Et samedi, un proche du président a déclaré: «Rien n’a changé. Il n’a toujours aucun souvenir de cette femme». Selon le Washington Post, la ligne de défense choisie par l’équipe d’avocats qui le conseillent tentera d’accréditer le fait que c’est Paula Jones qui a cherché à le rencontrer, et non l’inverse. Ce serait l’une des raisons qui expliquent pourquoi le témoignage de Danny Ferguson n’est pas remis en cause par les avocats de Clinton. Cet agent de police de l’Arkansas, également sur le banc des accusés, est l’homme qui aurait escorté Paula Jones jusqu’à la chambre d’hôtel. Dans sa déposition, il indique que la jeune femme lui aurait confié qu’elle trouvait le gouverneur «séduisant». A l’appui de ses accusations, Paula Jones affirme, elle, pouvoir identifier des «caractéristiques distinctives» de l’anatomie du président. Pour l’heure, à en croire un sondage réalisé pour l’hebdomadaire Time et CNN, les Américains douteraient de plus en plus de ses affirmations. En juin dernier, ils étaient 37% à la croire contre 36% persuadés de l’innocence de Bill Clinton. Près de six mois plus tard, ils ne sont plus que 28% à porter crédit à sa version des faits contre 42% inclinant à croire le président. (Reuters)
Bill Clinton a été confronté samedi pendant près de six heures à son accusatrice, Paula Jones, qui poursuit le président des Etats-Unis pour harcèlement sexuel. Pour la première fois dans les annales judiciaires du pays, un président en exercice a témoigné sous serment dans des poursuites intentées à son encontre. Selon son entourage, Bill Clinton, qui nie avoir tenté d’abuser de la jeune femme, a répété samedi qu’il ne se souvenait pas avoir rencontré Paula Jones en 1991 dans une chambre d’hôtel de Little Rock, la capitale de cet Etat du sud dont il était à l’époque gouverneur. Conformément aux injonctions du juge de l’Arkansas Sussan Webber Wright, ni Bill Clinton, ni son accusatrice ne se sont adressés à la foule des journalistes qui s’étaient rassemblés au pied de la tour où a eu lieu le...