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Actualités - Chronologie

Division au sein des Ansars, principale confrérie musulmane du Soudan

La principale confrérie musulmane du Soudan, les Ansars, est en proie à des divisions entre partisans et adversaires d’un compromis avec le régime d’Omar Béchir, depuis le départ en exil il y a un an de sa figure de proue, l’ancien premier ministre Sadek Mahdi. Les différends sont apparus au grand jour cette semaine avec l’annonce par le quotidien islamiste de Khartoum, Alwan, d’une requête présentée au chef de l’Etat soudanais par Khaled Mohammad Ibrahim, ancien secrétaire général des Ansars et personnalité proche du gouvernement, pour obtenir la restitution des biens de la Confrérie, confisqués en 1992 par le régime. Cette démarche a provoqué l’indignation de l’aile majoritaire fidèle à M. Sadek Mahdi. Premier ministre démocratiquement élu, au pouvoir de 1986 à 1989 avant d’être renversé par le régime islamiste de M. Béchir, M. Mahdi est le chef du parti Oumma, formé en 1940 par la Confrérie des Ansars. Responsable des relations extérieures des Ansars, M. Hassan Youssef, qui vit en exil au Caire, a indiqué que la demande de M. Ibrahim était «un nouveau complot (du gouvernement) pour semer la division» au sein de la Cconfrérie. Il a rappelé que les responsables des Ansars (pro-Mahdi) avaient «remis en septembre au président Béchir une liste des biens de la Confrérie confisqués (terres, une mosquée, un musée, un palais et un club à Khartoum, ainsi que d’autres propriétés) sans obtenir de réponse positive». Selon lui, M. Ibrahim «pourrait avoir été poussé par le gouvernement à réitérer cette demande afin de renforcer sa position au sein de la Confrérie, et si les autorités répondent favorablement à sa demande, ils restitueront des biens à la mauvaise personne». La conjoncture politique Nommé secrétaire général des Ansars au début des années 70, M. Ibrahim était resté à son poste jusqu’à 1985, date à laquelle M. Abdoul Mahmoud Abbo, un partisan de M. Sadek Mahdi, avait été élu à sa place. Cependant, la partie pro-gouvernementale des Ansars ne reconnaît pas toujours l’élection de M. Abbo et appuie M. Ibrahim. Cette partie minoritaire est dirigée par M. Ahmed Mahdi, l’oncle de M. Sadek Mahdi. Avec la fuite de M. Sadek Mahdi du Soudan, en décembre 1996, les différends entre ces deux ailes se sont accrus. M. Ahmed Mahdi est accusé par ses adversaires d’avoir été manipulé en septembre par les autorités pour désigner à la place de M. Abbo un nouvel imam pour la mosquée d’al-Hijra, à Omdourman, ville jumelle de Khartoum. Cette mosquée est considérée comme le principal fief des Ansars. Fondée par l’imam Mohammad Ahmed al-Mahdi à la fin du XIXe siècle avec pour objectif essentiel de lutter contre le condominium anglo-égyptien sur le Soudan, Ansar est privé d’un imam (chef spirituel) depuis le décès en 1970 de l’imam Al-Hadi Abdoul Rahmane Mahdi. Certains dirigeants du mouvement, dont M. Sadek Mahdi, estiment que la conjoncture politique au Soudan n’est toujours pas propice à l’élection d’un nouvel imam de ce mouvement qui compte six millions de personnes au Soudan, soit 20% de la population du pays, selon des sources proches de la confrérie au Caire. (AFP)
La principale confrérie musulmane du Soudan, les Ansars, est en proie à des divisions entre partisans et adversaires d’un compromis avec le régime d’Omar Béchir, depuis le départ en exil il y a un an de sa figure de proue, l’ancien premier ministre Sadek Mahdi. Les différends sont apparus au grand jour cette semaine avec l’annonce par le quotidien islamiste de Khartoum, Alwan, d’une requête présentée au chef de l’Etat soudanais par Khaled Mohammad Ibrahim, ancien secrétaire général des Ansars et personnalité proche du gouvernement, pour obtenir la restitution des biens de la Confrérie, confisqués en 1992 par le régime. Cette démarche a provoqué l’indignation de l’aile majoritaire fidèle à M. Sadek Mahdi. Premier ministre démocratiquement élu, au pouvoir de 1986 à 1989 avant d’être renversé par...