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Actualités - Chronologie

Bagdad accuse Washington de provoquer une tension pour perpétuer l'embargo

La presse irakienne a accusé jeudi Washington et Londres de provoquer une tension avec l’Irak pour maintenir l’embargo et renouvelé les accusations d’espionnage contre l’expert américain Scott Ritter. «A la différence des autres pays qui engagent des experts pour les missions de désarmement en Irak, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne recrutent des espions pour maintenir la tension et perpétuer l’embargo», écrit le quotidien officiel As-Saoura, organe du parti Baas au pouvoir. «Chaque fois que les Etats-Unis réalisent que les positions des autres pays membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU s’éloignent des leurs à propos de l’Irak, ils inventent une crise et confient à leurs espions ce rôle provocateur», a souligné pour sa part le quotidien officiel al-Qadissiya. Bagdad bloque depuis mardi une équipe d’inspecteurs dirigée par l’Américain Scott Ritter, affirmant qu’elle ne pourrait pas opérer tant qu’elle serait dominée par les Américains et les Britanniques. Le Conseil de Sécurité a qualifié ce refus d’«inacceptable», et de «claire violation» des résolutions de l’ONU. «Scott Ritter est un espion et ceux qui lui ont confié cette mission ont cru que l’Irak ne dévoilerait pas ce jeu stupide», ajoute as-Saoura, qui dénonce «la détermination des Etats-Unis à maintenir leur domination sur la Commission des Nations Unies chargée du désarmement irakien (UNSCOM)». Pour ce journal, «les Etats-Unis ont suscité une nouvelle crise parce que l’Irak a démasqué Scott Ritter et ses intentions». «En confiant ce rôle provocateur à Scott Ritter, l’administration américaine (...) défie les autres membres du Conseil de Sécurité qui ne partagent pas ses vues sur l’Irak», écrit de son côté le quotidien Babel, dirigé par Oudaï, fils du président irakien Saddam Hussein. Les Etats-Unis n’ont pas exclu un recours à la force pour obliger Bagdad à respecter les résolutions du Conseil de Sécurité, et la Maison-Blanche a fait savoir que les options diplomatiques s’épuisaient. Le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz a déclaré pour sa part que son pays ne plierait pas face à ces avertissements. «Ces menaces n’effraient pas l’Irak et ne nous feront pas changer de position (...) nous ne les prenons pas au sérieux», a-t-il affirmé. Une «domination inacceptable» La «domination américaine et britannique» sur la Commission spéciale de l’ONU est «inacceptable et scandaleuse», a déclaré le vice-premier ministe irakien. La «domination complète des Américains et des Britanniques» sur l’UNSCOM «est inacceptable, c’est scandaleux», a déclaré M. Aziz lors d’une conférence de presse. L’équipe «est presque entièrement anglo-saxonne», c’est un «exemple flagrant de ce déséquilibre», a-t-il ajouté. «Envoyer une équipe pareille montre l’hégémonie complète des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne, cette politique partiale doit changer», a ajouté le vice-premier ministre. «Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ne veulent pas la levée des sanctions, et utilisent l’UNSCOM pour défigurer les informations devant le Conseil de Sécurité de l’ONU et le monde», a ajouté M. Aziz. «Ainsi, peu importe ce que nous faisons pour satisfaire nos engagements, puisque le juge est en même temps partie», a-t-il dit. (AFP)
La presse irakienne a accusé jeudi Washington et Londres de provoquer une tension avec l’Irak pour maintenir l’embargo et renouvelé les accusations d’espionnage contre l’expert américain Scott Ritter. «A la différence des autres pays qui engagent des experts pour les missions de désarmement en Irak, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne recrutent des espions pour maintenir la tension et perpétuer l’embargo», écrit le quotidien officiel As-Saoura, organe du parti Baas au pouvoir. «Chaque fois que les Etats-Unis réalisent que les positions des autres pays membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU s’éloignent des leurs à propos de l’Irak, ils inventent une crise et confient à leurs espions ce rôle provocateur», a souligné pour sa part le quotidien officiel al-Qadissiya. Bagdad bloque depuis mardi...