Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Les SR bulgares reconnaissent le vol d'un manuscrit en Grèce

Les services secrets communistes bulgares ont reconnu qu’ils avaient volé en 1985 en Grèce un manuscrit du XXIIIe siècle, qui vient d’être rendu, en présence du président Petar Stoïanov, à ses propriétaires, les moines du monastère Saint-Georges Zographe du Mont Athos. L’ancien chef des services de renseignement bulgares, Brigo Asparoukhov, a expliqué à la télévision de son pays, mardi, que ce précieux document sur le premier royaume bulgare, écrit en 1762 par le moine Paissi et gardé au monastère Saint-Georges Zographe, avait été «détourné» par son service dans le but de le «sauver». Les services secrets bulgares avaient eu connaissance d’un projet de vol par un collectionneur bulgare et un Grec du manuscrit de « L’Histoire des slaves et des Bulgares» pour le revendre en Allemagne au prix de 500.000 DM, a affirmé le général Asparoukhov. Une mise en garde des autorités grecques par ses services étant restée sans conséquences pratiques pour protéger le précieux texte, ses agents sont passés à l’acte, a-t-il poursuivi. Le monastère Saint-Georges Zographe du Mont Athos, qui dépend juridiquement du patriarche grec, est considéré en Bulgarie comme un monastère bulgare en Grèce. «L’Histoire des Slaves et des Bulgares» a été écrite sous la domination ottomane en Bulgarie dans le but de promouvoir la fierté nationale des Bulgares par un récit du passé glorieux de l’Etat bulgare fondé en 681 par des tribus slaves et bulgares. Après son «détournement», le manuscrit avait été gardé dans les coffres des services de renseignement, a précisé son ancien chef. L’ancien dictateur communiste bulgare Todor Jivkov en avait connaissance et avait vu personnellement le manuscrit, selon lui. Le 13 septembre 1996, le manuscrit a été remis au Musée historique national par un agent des services secrets resté anonyme, a-t-il dit. Selon le président du Musée historique, Bojidar Dimitrov, le manuscrit, enveloppé dans un journal, a été remis à sa secrétaire par un inconnu qui n’a donné aucune explication. Après avoir été restauré, il a été exposé au Musée depuis septembre dernier et attiré près de 700.000 visiteurs. Les moines du monastère Saint-Georges Zographe qui étaient poursuivis en justice en Grèce comme étant responsables du vol du manuscrit, s’étaient adressés au président bulgare Petar Stoïanov pour lui demander sa restitution. Cette restitution, effectuée lundi dernier, reste controversée en Bulgarie où, selon des sondages réalisés sur demande du Musée historique, deux tiers des Bulgares y étaient opposés.. (AFP)
Les services secrets communistes bulgares ont reconnu qu’ils avaient volé en 1985 en Grèce un manuscrit du XXIIIe siècle, qui vient d’être rendu, en présence du président Petar Stoïanov, à ses propriétaires, les moines du monastère Saint-Georges Zographe du Mont Athos. L’ancien chef des services de renseignement bulgares, Brigo Asparoukhov, a expliqué à la télévision de son pays, mardi, que ce précieux document sur le premier royaume bulgare, écrit en 1762 par le moine Paissi et gardé au monastère Saint-Georges Zographe, avait été «détourné» par son service dans le but de le «sauver». Les services secrets bulgares avaient eu connaissance d’un projet de vol par un collectionneur bulgare et un Grec du manuscrit de « L’Histoire des slaves et des Bulgares» pour le revendre en Allemagne au prix de 500.000...