Chiapas : les autorités étaient au courant de l'imminence des massacres
le 13 janvier 1998 à 00h00
La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH, instance gouvernementale mexicaine) a conclu que des personnalités locales, et notamment le gouverneur du Chiapas, étaient au courant du projet de massacre de 45 Indiens, mais qu’elles n’ont rien fait pour le prévenir, rapporte le journal «Reforma». Le gouverneur, Julio Cesar Ruiz Ferro, a démissionné la semaine dernière sous la pression de l’indignation soulevée par le massacre du 22 décembre. Son départ a suivi celui du ministre de l’Intérieur Emilio Chuayfett. «Des fonctionnaires au bureau des affaires politiques de l’Etat ainsi que le procureur général de l’Etat, et dès lors le gouverneur, avaient été informés du massacre», écrit le journal en citant le document de la CNDH. Le procureur général, Jorge Madrazo, a dit que l’enquête fédérale s’intéressait à des responsables locaux. Quarante-six personnes ont déjà été inculpées et d’autres devraient suivre. La CNDH a remis la semaine dernière son rapport de 220 pages au procureur général mais seule une petite partie a été rendue publique. Selon Reforma, la CNDH accuse aussi de hauts responsables d’avoir ordonné à la police de ne pas intervenir pour arrêter le massacre, mais le journal ne cite pas directement le document à l’appui de ces accusations. Reforma et le quotidien La Jornada affirment tous deux que la CNDH pense que des responsables ont tenté de cacher qu’ils avaient eu vent du projet de massacre et qu’ils ont menti aux enquêteurs. Par ailleurs, des groupes de défense des droits de l’homme ont accusé dimanche l’armée d’avoir battu 16 femmes et d’avoir blessé plusieurs de leurs enfants dans un village reculé du Chiapas où les militaires perquisitionnaient à la recherche d’armes. Un porte-parole de la 7e région militaire du Chiapas s’est refusé à tout commentaire sur ces allégations. (Reuters)
La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH, instance gouvernementale mexicaine) a conclu que des personnalités locales, et notamment le gouverneur du Chiapas, étaient au courant du projet de massacre de 45 Indiens, mais qu’elles n’ont rien fait pour le prévenir, rapporte le journal «Reforma». Le gouverneur, Julio Cesar Ruiz Ferro, a démissionné la semaine dernière sous la pression de l’indignation soulevée par le massacre du 22 décembre. Son départ a suivi celui du ministre de l’Intérieur Emilio Chuayfett. «Des fonctionnaires au bureau des affaires politiques de l’Etat ainsi que le procureur général de l’Etat, et dès lors le gouverneur, avaient été informés du massacre», écrit le journal en citant le document de la CNDH. Le procureur général, Jorge Madrazo, a dit que l’enquête fédérale...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.