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Actualités - Chronologie

Religieux et laïcs israéliens s'affrontent sur la fermeture des magasins le Shabbat

La tension est remontée en Israël entre laïcs et religieux au sujet de l’application de la loi sur la fermeture des magasins le shabbat, du vendredi au samedi soir. Un homme d’affaires a accusé le ministère du Travail, dominé par les religieux, de provoquer une «guerre culturelle». Samedi, la police a dû intervenir dans le centre commercial du kibboutz de Gan Shmuel (nord) quand les inspecteurs de confession druze sont venus vérifier si les salariés présents étaient des juifs auxquels la loi interdit de travailler le shabbat, a indiqué le directeur du supermarché, Oded Lévy. Plusieurs employés du centre commercial ont refusé de présenter leur carte d’identité et les inspecteurs ont dû faire face à la grogne des clients laïcs qui leur ont demandé de quitter les lieux, a déclaré M. Lévy. «Je ne vois pas qui nous pouvons déranger en ouvrant le shabbat. Nous le faisons depuis dix ans», affirme M. Lévy qui voit dans la démarche officielle «une sérieuse violation du statu quo» entre laïcs et religieux. Pour le porte-parole du ministère du Travail, Zvi Rosen, les inspecteurs ne faisaient qu’appliquer la loi. Une législation datant de 1950 interdit aux juifs israéliens de travailler le samedi afin d’empêcher «l’esclavage» qui consisterait à faire travailler les employés sept jours par semaine. Cette loi vise également à préserver le caractère juif de l’Etat en conformité avec la pratique religieuse qui interdit toute activité ou commerce le shabbat, jour du repos traditionnel dans le judaïsme. Avec l’arrivée au Parlement en 1996 de plus de 20% de députés des partis religieux, les ministères contrôlés par ces derniers ont commencé à appliquer la loi du shabbat dans toutes les régions, même celles à majorité laïque. La tentative de fermer le centre commercial de Gan Shmuel relève d’une «déclaration de guerre culturelle», a estimé M. Lévy selon lequel il s’agit là d’une «affaire nationale». «Cela ne s’arrêtera pas à la fermeture» des supermarchés, estime-t-il. Les religieux «passeront à l’interdiction d’autres activités comme le football, la natation en mer et éventuellement la conduite des voitures», prédit-il. Plusieurs sports, la manipulation des appareils ménagers électriques et la conduite automobile sont également interdits le shabbat. Le conseil municipal de Tel-Aviv a entamé des discussions dimanche sur une modification de la loi interdisant l’ouverture des commerces après qu’un tribunal eut interdit l’ouverture des salles de spectacle situées dans les centres commerciaux, même dans un secteur laïc. Les exploitants de ces salles avaient protesté contre la décision des propriétaires religieux de tels centres de fermer les locaux le shabbat. Le chef des élus religieux au conseil municipal, le rabbin Mordechai Yizhari, a estimé qu’obliger les propriétaires des locaux à ouvrir le shabbat «menace la démocratie israélienne». «Nous ne pouvons pas obliger une personne religieuse à ouvrir quoi que ce soit le shabbat», a déclaré M. Yizhari. «Est-ce une démocratie que d’obliger quelqu’un à faire ce qu’il ne veut pas?», s’est-il interrogé. «J’ai honte pour les juifs qui veulent faire leurs courses le samedi», a ajouté M. Yizhari tout en affirmant que «durant des siècles, les juifs sont morts pour défendre le caractère sacré du shabbat et maintenant, dans l’Etat juif, les gens s’en fichent». (AFP)
La tension est remontée en Israël entre laïcs et religieux au sujet de l’application de la loi sur la fermeture des magasins le shabbat, du vendredi au samedi soir. Un homme d’affaires a accusé le ministère du Travail, dominé par les religieux, de provoquer une «guerre culturelle». Samedi, la police a dû intervenir dans le centre commercial du kibboutz de Gan Shmuel (nord) quand les inspecteurs de confession druze sont venus vérifier si les salariés présents étaient des juifs auxquels la loi interdit de travailler le shabbat, a indiqué le directeur du supermarché, Oded Lévy. Plusieurs employés du centre commercial ont refusé de présenter leur carte d’identité et les inspecteurs ont dû faire face à la grogne des clients laïcs qui leur ont demandé de quitter les lieux, a déclaré M. Lévy. «Je ne vois pas...