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Actualités - Reportage

L'avis du lecteur Etes-vous pour ou contre la chirurgie plastique ?

C’est plus qu’une mode, presqu’un phénomène de société. La chirurgie plastique se répand de plus en plus chez nous. On ne compte plus les nez refaits, les bouches siliconées, les poitrines remontées et les visages tirés. Bistouri, silicone, laser... Différentes techniques pour un même but: jouvence, jouvence... On a donc là un vaste sujet à débats. D’autant que les avis sont nombreux en la matière. La chirurgie plastique représente pour certains une manière de «réparer» les ratés de dame nature, pour d’autres elle serait l’unique moyen de retarder les échéances — visibles — du temps qui passe. Enfin, pour une troisième catégorie, ce serait un instrument de liberté, en ce sens qu’elle permet d’adapter une morphologie à une personnalité ou un caractère déterminé... Clémentine C., dont l’âge oscille suivant les circonstances «entre cinquante et soixante printemps», est «pour» la chirurgie plastique «quand on en a les moyens, mais aussi, le courage et la patience», dit-elle. «C’est une façon de se renouveler physiquement et moralement. Mais attention, cette chirurgie s’adresse à mon avis aux femmes d’un certain âge ou aux personnes qui ont un sérieux problème physique. Je ne parle pas de cette mode des lèvres surgonflées qu’arborent toutes ces jeunes femmes et qui les rendent ressemblantes au point d’en devenir interchangeables». Moins amène, un monsieur qui préfère garder l’anonymat commente: «Quand les «lipeuses» sortent en groupe, on dirait un banc de poissons!». Pour en revenir à Clémentine, elle développe de solides arguments: «Une peau lisse est bien plus agréable à offrir au regard qu’un visage plissé soleil. D’autre part, pourquoi se trimbaler avec des paupières tombantes qui vous donnent un air de chien battu, alors que vous conservez — miraculeusement — la joie de vivre et l’enthousiasme de vos vingt ans. Enfin, je ne connais rien de mieux qu’une liposuccion pour vous aider à enfiler vos tenues préférées»... Les plasticiens de Beyrouth applaudiraient à tout rompre si ces propos n’étaient suivis d’une envolée quelque peu déroutante. En effet, dame Clémentine conclut par ces mots: «Hélas, on ne peut réparer des ans l’irréparable outrage»... Enfin, elle conseille aux liftées de ne jamais s’en cacher. «C’est aussi ridicule que de cacher son âge. C’est toujours visible» Et, visiblement convaincue de ses dires, confie se diriger de ce pas chez un plasticien pour «un grand ravalement de la façade!». Marie-Thérèse H., la cinquantaine énergique, est contre la chirurgie plastique. «Mais, cependant, «pour» la chirurgie réparatrice, à la suite d’un accident, ou pour remédier à un défaut vraiment gênant. Dans les autres cas de figure c’est à un psychologue qu’il faut s’adresser et non à un plasticien. Car il faut réaliser qu’on ne change pas son physique comme on change de tenue, suivant son humeur et la mode du moment. D’autant que même avec un nez un peu long, ou des lèvres minces, on peut être séduisant, si l’on est bien dans sa peau. Il y a d’ailleurs beaucoup de laids pleins de charme et des personnes parfaites qui ne dégagent rien»... Cléopâtre au long nez s’en retournerait d’aise dans son sarcophage. N’est-ce pas! Propos recueillis par Zéna ZALZAL
C’est plus qu’une mode, presqu’un phénomène de société. La chirurgie plastique se répand de plus en plus chez nous. On ne compte plus les nez refaits, les bouches siliconées, les poitrines remontées et les visages tirés. Bistouri, silicone, laser... Différentes techniques pour un même but: jouvence, jouvence... On a donc là un vaste sujet à débats. D’autant que les avis sont nombreux en la matière. La chirurgie plastique représente pour certains une manière de «réparer» les ratés de dame nature, pour d’autres elle serait l’unique moyen de retarder les échéances — visibles — du temps qui passe. Enfin, pour une troisième catégorie, ce serait un instrument de liberté, en ce sens qu’elle permet d’adapter une morphologie à une personnalité ou un caractère déterminé... Clémentine C., dont...