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Actualités - Chronologie

Offensive de l'ETA contre les élus du parti au pouvoir à Madrid

Un conseiller municipal conservateur a été tué hier au Pays basque par l’explosion d’une voiture piégée, premier attentat mortel de l’année attribué par la police à l’ETA qui a pris pour cible les élus du Parti populaire (PP), au pouvoir à Madrid. José Ignacio Iruretagoyena, 34 ans, élu de la localité de Zarauz, est décédé vendredi matin une heure après avoir eu les deux jambes sectionnées par l’explosion d’une bombe placée sous son automobile alors qu’il se rendait à son travail. «Nous sommes devenus un objectif direct de ces assassins», a déclaré le président du PP au Pays basque, Carlos Iturgaiz, qui a réclamé une protection policière plus importante pour les élus du Parti populaire dont deux ont été tués l’an dernier par l’ETA. Dans un communiqué revendiquant l’assassinat le 11 décembre de José Luis Caso, conseiller municipal de Renteria (près de Saint-Sébastien), l’organisation séparatiste basque justifiait ses attentats contre le PP en arguant que ses militants «veulent détruire le Pays basque comme nation». Outre ces attentats, les biens des élus conservateurs au Pays basque font régulièrement l’objet de sabotages menés par les groupes d’appui à l’ETA. Mercredi dernier, un magasin appartenant à un conseiller municipal du PP à Santurce, près de Bilbao, a été incendié par des cocktails molotov. Le porte-parole du gouvernement central, Miguel Angel Rodriguez, a assuré que l’attentat de Zarauz «ne ferait pas reculer» l’exécutif. «Ils ne vont pas réussir à expulser du Pays basque les militants du PP qui luttent pour la liberté», a-t-il ajouté. Des objectifs faciles D’après des experts de la lutte antiterroriste, l’ETA s’attaque aux élus locaux du PP parce qu’il s’agit d’objectifs faciles, ne disposant généralement pas d’escortes. C’était le cas de Miguel Angel Blanco, conseiller municipal de la localité basque d’Ermua dont l’exécution par l’ETA le 12 juillet dernier, deux jours après son enlèvement, avait provoqué des mobilisations sans précédent en Espagne contre le terrorisme. L’an dernier, la police avait saisi des documents à un commando de l’organisation séparatiste faisant état de la préparation d’attentats contre des élus du PP pour forcer le gouvernement à satisfaire ses revendications. L’ETA réclame notamment la reconnaissance du droit à l’autodétermination du Pays basque et le regroupement des détenus «etarras» (plus de 400 en Espagne) dans des prisons du Pays basque. Selon le porte-parole du Parti nationaliste basque (PNV, au pouvoir au Pays basque), Inaki Anasagasti, l’attentat de Zarauz porte «un coup au cœur même de la démocratie». «La victime ne représentait pas seulement le Parti populaire, mais aussi tous les partis politiques qui défendent la démocratie et la liberté», a-t-il souligné. L’offensive contre le PP a provoqué des critiques dans les rangs de la coalition indépendantiste Herri Batasuna (HB), bras politique de l’ETA. D’après la presse, des secteurs de HB se sont élevés contre la stratégie de l’organisation armée qui, selon eux, a «dynamité» des initiatives de paix présentées à la fin de l’an dernier par des organisations pacifistes et l’Eglise basques. (AFP)
Un conseiller municipal conservateur a été tué hier au Pays basque par l’explosion d’une voiture piégée, premier attentat mortel de l’année attribué par la police à l’ETA qui a pris pour cible les élus du Parti populaire (PP), au pouvoir à Madrid. José Ignacio Iruretagoyena, 34 ans, élu de la localité de Zarauz, est décédé vendredi matin une heure après avoir eu les deux jambes sectionnées par l’explosion d’une bombe placée sous son automobile alors qu’il se rendait à son travail. «Nous sommes devenus un objectif direct de ces assassins», a déclaré le président du PP au Pays basque, Carlos Iturgaiz, qui a réclamé une protection policière plus importante pour les élus du Parti populaire dont deux ont été tués l’an dernier par l’ETA. Dans un communiqué revendiquant l’assassinat le 11...