L’Algérien Mustapha Larfaoui, président de la Fédération internationale de natation (FINA), a protesté, jeudi à Perth, contre les critiques dont la FINA fait l’objet dans la presse australienne et internationale depuis plusieurs jours. «Il est injuste de continuer à critiquer l’organe dirigeant de la natation mondiale qui se trouve en première ligne dans la lutte contre le dopage. Au sein de la FINA, chacun connaît notre action en ce domaine et y collabore», a notamment déclaré M. Larfaoui, au cours d’une conférence de presse organisée au lendemain de l’ouverture des Championnats du monde de Perth. «Entretenir la suspicion est inacceptable. De nombreuses personnes s’y livrent en ce moment. Chacun risque d’en être victime et cela risque même de se retourner, comme un boomerang, contre celui qui est à son origine», a ajouté le président Larfaoui. «L’action, coûteuse et épuisante, entreprise par la FINA pour lutter contre le dopage doit être bien comprise, a-t-il poursuivi. Il y a deux jours, la FINA a décidé, à l’unanimité, de maintenir une suspension de quatre ans pour tout nageur convaincu de dopage aux stéroïdes pour la première fois. Cela montre qu’il faut poursuivre ce combat difficile. L’an dernier, la FINA a dépensé près de 600.000 dollars pour effectuer 820 contrôles antidopage en dehors des compétitions». «Quelle autre position?» «Notre objectif est clair et nous allons continuer à lutter contre le dopage. Personne ne peut soutenir des tricheurs. Comment une Fédération internationale pourrait-elle adopter une autre position que celle consistant à protéger ses athlètes du dopage?», a interrogé M. Larfaoui. Le président de la FINA a refusé de réagir à la suite de la décision de la Cour suprême australienne annulant la suspension, dimanche par la FINA, de l’accréditation du chef d’équipe allemand Winfried Leopold, à qui elle reprochait d’avoir évoqué devant la presse australienne son rôle dans le dopage de nageurs est-allemands alors qu’il était entraîneur dans l’ex-RDA. Toutefois, M. Larfaoui a tenu à préciser qu’il s’agit toujours d’une «mesure provisoire» prise par le bureau de la FINA et qu’elle devrait passer devant la commission de dopage de la FINA. Mustapha Larfaoui n’a pas davantage souhaité commenter des propos critiques tenus à l’égard de la FINA, le jour même, par l’ancien nageur américain Mark Spitz, neuf fois champion olympique. «Pour parler de sujets plus intéressants, je voudrais souligner que la FINA a tenu, au cours de ces derniers jours, cinq congrès techniques pour chacune des disciplines au programme des Championnats du monde et un congrès général extraordinaire», a ensuite indiqué M. Larfaoui avant de détailler les principales mesures prises, notamment une périodicité réduite (de 4 à 2 ans) des Championnats du monde. (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Algérien Mustapha Larfaoui, président de la Fédération internationale de natation (FINA), a protesté, jeudi à Perth, contre les critiques dont la FINA fait l’objet dans la presse australienne et internationale depuis plusieurs jours. «Il est injuste de continuer à critiquer l’organe dirigeant de la natation mondiale qui se trouve en première ligne dans la lutte contre le dopage. Au sein de la FINA, chacun connaît notre action en ce domaine et y collabore», a notamment déclaré M. Larfaoui, au cours d’une conférence de presse organisée au lendemain de l’ouverture des Championnats du monde de Perth. «Entretenir la suspicion est inacceptable. De nombreuses personnes s’y livrent en ce moment. Chacun risque d’en être victime et cela risque même de se retourner, comme un boomerang, contre celui qui est à son...