Washington réexamine sa politique de sanctions internationales
le 09 janvier 1998 à 00h00
Le département d’Etat réexamine sa politique de sanctions internationales pour tenter de faire un meilleur usage de ces mesures punitives, a indiqué le sous-secrétaire d’Etat, Stuart Eizenstat. Un «groupe de travail sur les sanctions» a été établi pour mettre au point des options «afin de rendre les sanctions économiques plus efficaces en tant qu’outil de la politique étrangère», a déclaré M. Eizenstat dans un discours prononcé lors d’une conférence consacrée à la politique étrangère. Le groupe de travail a pour tâche d’établir des principes censés guider les preneurs de décision sur l’usage des sanctions. Selon lui, figurent au nombre de ces lignes directrices l’application de sanctions en ultime ressort lorsque toutes les autres options diplomatiques ont échoué, la recherche d’un soutien international avant leur éventuelle application unilatérale et le calibrage de ces sanctions de manière à ce qu’elles n’affectent pas la population. Le réexamen de la politique américaine de sanctions intervient après plusieurs mois de tensions entre Washington et ses alliés les plus proches, liées à la législation américaine menaçant de sanctions des entreprises étrangères investissant à Cuba ou dans le secteur énergétique en Iran et en Libye. L’administration Clinton envisage toujours la possibilité d’imposer des sanctions contre l’entreprise pétrolière française Total pour la signature d’un contrat de deux milliards de dollars pour le développement de gisements pétroliers offshore en Iran. Aucune décision n’a encore été prise, a précisé M. Eizenstat, qui a toutefois noté: «Nous sommes sérieux quant à l’application de cette législation et nous n’avons écarté aucune option». Depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, les Etats-Unis ont eu recours à 104 reprises à des sanctions comme moyen de leur politique étrangère, dont 61 fois entre 1993 et 1996, a précisé M. Eizenstat. Selon le Conseil présidentiel des exportations, les sanctions ont coûté à l’économie américaine 15 à 19 milliards de dollars et jusqu’à 250.000 emplois. (AFP)
Le département d’Etat réexamine sa politique de sanctions internationales pour tenter de faire un meilleur usage de ces mesures punitives, a indiqué le sous-secrétaire d’Etat, Stuart Eizenstat. Un «groupe de travail sur les sanctions» a été établi pour mettre au point des options «afin de rendre les sanctions économiques plus efficaces en tant qu’outil de la politique étrangère», a déclaré M. Eizenstat dans un discours prononcé lors d’une conférence consacrée à la politique étrangère. Le groupe de travail a pour tâche d’établir des principes censés guider les preneurs de décision sur l’usage des sanctions. Selon lui, figurent au nombre de ces lignes directrices l’application de sanctions en ultime ressort lorsque toutes les autres options diplomatiques ont échoué, la recherche d’un soutien...
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