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Actualités - Reportage

Assembly Hall - AUB L'ensemble Scaligero : gaieté et panache (photo)

Placé sous les auspices du Centre culturel italien avec la collaboration du Centre culturel mekhitariste et l’Université américaine, l’Ensemble Scaligero entame avec gaieté et panache la première semaine de 1998 par un concert où le ton est à la bonne humeur... Un ensemble venant en droite ligne d’Italie, composé d’une douzaine de musiciens qui, entre cordes et instruments à vent, font la part belle aux partitions de Mozart, Rossini, Milhaud, Gershwin et, compositeur moins connu du grand public, Pedro Iturralde. Présence aérienne et atmosphère enjouée dès les premières mesures de l’ouverture des «Noces de Figaro» de Mozart où les jeux de l’amour et les intermittences du cœur sont traduits en termes d’une étonnante légèreté. Rythme étourdissant pour un «presto» qui place dès l’abord l’auditeur dans l’atmosphère volubile et gaie de la pièce de Beaumarchais. Suivent trois «passages» de Rossini qui gardent ferme cette narration vive où le rythme demeure alerte et l’esprit débordant d’un sens malicieux. Du «Barbier de Séville» (toujours de Beaumarchais) à «l’Italienne à Alger» en passant par «l’Echelle de soie», déferle la verve de Rossini où l’on retrouve avec plaisir une écriture pleine de fraîcheur et de naturel. Si le «Barbier de Séville demeure une œuvre très populaire et généreusement jouée, il est bien rare d’écouter ces superbes pages de «l’Echelle de soie» (La gazza ladra) où l’auditeur découvre dans une totale euphorie les qualités surprenantes d’un orchestrateur de génie habile à enchaîner avec une telle rapidité et une si apparente facilité des motifs dissemblables par les caractères et les situations... Avec les éclats fuyants des dernières notes de l’«Italienne à Alger» se clôt le lyrisme orchestral bel cantiste de la première partie de ce programme. Changement de cap après l’entracte avec les foisonnements sonores chargés de sensualité et les rythmes étranges de Milhaud. Timbre chaud et lancinant du cuivre avec cette quintette où le saxophone Mario Mazi, (à la fois saxo et chef d’orchestre) joue de toutes les séductions dans une œuvre révolutionnaire usant d’un langage musical moderne et audacieux. A côté, Gershwin semble plus accessible et populaire avec sa «Rhapsody in blue» écrite en 1924 et qui mêle avec dextérité le jazz symphonique à la composition de coupe classique. Révélation en dernière minute d’une musique «méditerranéenne» où éclatent avec effusion le soleil, le bruit des vagues, le vacarme des combats des Dieux... De Pedro Iturralde, cette «Suite hellénique» aux sonorités à la fois impérieuses et enchanteresses où se profilent les nostalgies du Parnasse et toute la lyre de l’Olympe. C’est fou ce que la musique peut dire et suggérer. L’ensemble Scaligero était là pour nous le rappeler. Et avec quel talent! Edgar DAVIDIAN
Placé sous les auspices du Centre culturel italien avec la collaboration du Centre culturel mekhitariste et l’Université américaine, l’Ensemble Scaligero entame avec gaieté et panache la première semaine de 1998 par un concert où le ton est à la bonne humeur... Un ensemble venant en droite ligne d’Italie, composé d’une douzaine de musiciens qui, entre cordes et instruments à vent, font la part belle aux partitions de Mozart, Rossini, Milhaud, Gershwin et, compositeur moins connu du grand public, Pedro Iturralde. Présence aérienne et atmosphère enjouée dès les premières mesures de l’ouverture des «Noces de Figaro» de Mozart où les jeux de l’amour et les intermittences du cœur sont traduits en termes d’une étonnante légèreté. Rythme étourdissant pour un «presto» qui place dès l’abord l’auditeur...