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Actualités - Chronologie

Le gouvernement sud-africain veut réduire la population carcérale

Le gouvernement sud-africain veut réduire la population carcérale, l’engorgement des prisons étant selon lui un facteur essentiel des spectaculaires vagues d’évasions, s’élevant à près de 700 depuis novembre. Le ministre de la Justice, Dullah Omar, a déclaré hier que le gouvernement envisageait de réduire la population carcérale en remettant en liberté certains prisonniers en attente de procès pour des délits mineurs, et «qui ne constituent pas un danger pour la communauté». «Nombre de ces prisonniers auraient été remis en liberté sous caution, mais n’ont pas pu payer la caution», a déclaré le ministre sur la radio SABC, estimant qu’avant toute mesure d’élargissement, il fallait trouver un moyen de «s’assurer que ces prévenus comparaissent ensuite à leur procès». Le ministre a également indiqué qu’il n’excluait pas d’introduire des peines plus lourdes pour punir les évasions et tentatives d’évasion. La population carcérale d’Afrique du Sud s’élevait fin octobre à un peu plus de 140.000 détenus, pour une capacité de 98.000 places. Près d’un tiers des détenus, 43.000, sont en attente de jugement, selon les chiffres de l’Administration pénitentiaire. Selon Ben Groenewald, chef de l’unité de la police chargée de coordonner nationalement l’enquête sur ces séries d’évasions, la surpopulation carcérale en est l’une des causes majeures. Certains détenus en attente de jugement ont été détenus depuis plus d’un an dans les cellules de commissariats. En décembre, 298 prisonniers se sont évadés de prisons, de cellules de commissariats de police ou lors de transferts, s’ajoutant à 380 autres en novembre. Certaines des «belles» spectaculaires, comme l’évasion collective de 25 prisonniers le Jour de l’An, ont particulièrement ému la presse et indigné l’opposition, sur fond d’accusations de négligence et de corruption de la police et des services pénitentiaires. (AFP)
Le gouvernement sud-africain veut réduire la population carcérale, l’engorgement des prisons étant selon lui un facteur essentiel des spectaculaires vagues d’évasions, s’élevant à près de 700 depuis novembre. Le ministre de la Justice, Dullah Omar, a déclaré hier que le gouvernement envisageait de réduire la population carcérale en remettant en liberté certains prisonniers en attente de procès pour des délits mineurs, et «qui ne constituent pas un danger pour la communauté». «Nombre de ces prisonniers auraient été remis en liberté sous caution, mais n’ont pas pu payer la caution», a déclaré le ministre sur la radio SABC, estimant qu’avant toute mesure d’élargissement, il fallait trouver un moyen de «s’assurer que ces prévenus comparaissent ensuite à leur procès». Le ministre a également...