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Actualités - Analyse

Revue hebdomadaire des marchés financiers Début d'année faste pour la livre

Après une bonne fin d’année pour la livre libanaise en 1997, le début de 1998 a encore été satisfaisant pour la monnaie nationale qui est restée activement recherchée à des fins de souscription en bons du Trésor libanais avant la réduction de leur rendement. Le dépôt séoudien de 600 millions de dollars auprès de la Banque du Liban (B.D.L.) continue donc à avoir un impact favorable sur le marché dans la mesure qu’il reflète une confiance accrue dans l’avenir des placements au Liban, cela d’autant qu’il est question de nouveaux dépôts de ce genre en provenance d’autres pays du Golfe en signe d’appui à l’économie libanaise. En effet, le dollar paraissait la semaine dernière, avant et après le chômage du Nouvel An, franchement «survendu» en l’absence de contreparties valables à l’achat en dehors de la B.D.L. Celle-ci, en absorbant tous les excès d’offres en cette monnaie au bas de sa fourchette d’intervention comprise entre 1522 L.L. et 1532 L.L., la faisait clôturer finalement, vendredi dernier, au taux moyen indicatif de 1527 L.L. contre 1522,50/1532 L.L. et un taux moyen indicatif de 1527,25 L.L. à la fin de la semaine se terminant au vendredi 26 décembre, soit en léger repli d’un quart de point d’une huitaine à l’autre. Toutefois, et compte tenu de l’abondance de l’offre du dollar, les banques de la place continuaient à le négocier pratiquement bien au-dessous de ce taux indicatif et plus précisément au point inférieur d’intervention de la B.D.L., entre 1521,75 et 1522,25 L.L. dans des volumes d’affaires généralement étoffés dépassant dix millions de dollars quotidiennement, en grande partie achetés par la Banque centrale à 1522 L.L. afin de reconstituer des réserves de change et préserver la stabilité monétaire dans le pays. La grande vigueur du dollar à l’étranger A l’étranger, la bonne orientation du dollar sur les marchés des changes internationaux à la fin de l’année dernière ne s’est pas démentie au début de cette année au terme d’une semaine marquée par un apparent retour au calme sur les places asiatiques après la décision d’un consortium de banques américaines de consentir des facilités de crédit au secteur bancaire sud-coréen. Ce développement, conjugué à des ventes de devises contre du «billet vert» par le Fonds monétaire international (F.M.I.) et la Banque mondiale dans le cadre de l’octroi de prêts déjà consentis par ces deux hautes instances monétaires à la Corée du Sud, a constitué donc un grand soutien au dollar contre les devises européennes. De plus, le fait que les opérateurs se seraient débarrassés de leurs inquiétudes en rapport avec les interventions de la Banque du Japon en faveur de sa monnaie, rendues impossibles par le chômage officiel prolongé au Japon pour le Nouvel An, est venu aussi relancer les spéculations à la baisse du yen contre le dollar qui s’est trouvé pratiquement dans une position privilégiée vis-à- vis de toutes les autres grandes monnaies. Cela d’autant que les marchés apprenaient du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Eddie George, qu’il s’attendait à un ralentissement de l’activité économique en Grande-Bretagne, et du président de l’Office fédéral du Travail en Allemagne, Bernhard Jagoda, qu’il est probable que son pays comptera 5 millions de chômeurs au premier trimestre 1998 contre 4,526 millions fin novembre dernier. Ainsi, dans la crainte d’une récession économique en Europe et devant les inquiétudes profondes entourant toujours la situation dans les pays du Sud-Est asiatique, le dollar paraissait la semaine dernière comme la monnaie-refuge par excellence, après que l’or eut perdu ce rôle. En effet, les opérateurs ont passé outre les statistiques américaines publiées à la veille et au lendemain du Nouvel An excluant toute perspective de relèvement des taux d’intérêt aux Etats-Unis qui était à l’origine de la hausse du dollar au début de la semaine. A cet égard, l’annonce, vendredi dernier, par les directeurs d’achats américains que leur indice mensuel aurait reculé de 54,40 points en novembre à 52,50 points en décembre, ne devait avoir aucun impact négatif sur la tenue du dollar qui a, au contraire, continué à être activement recherché contre toutes les autres devises. Il en est de même de l’annonce d’une augmentation de quelque 13.000 personnes du nombre des demandeurs d’allocations-chômage aux Etats-Unis pour la semaine se terminant au 27 décembre, due vraisemblablement à des suppressions d’emplois en rapport avec le ralentissement de l’économie américaine, au moment où l’on apprenait aussi que les reventes de logements auraient diminué de 0,2% en novembre contre une hausse de 1,2% en octobre et que l’indice composite des principaux indicateurs de l’économie américaine restait inchangé avec une maigre hausse de 0,1% pendant cette même période. Dans ce contexte, les opérateurs, s’appuyant dès le début de la semaine dernière sur une statistique du «Conference Board» reflétant une certaine surchauffe économique illustrée par la hausse de l’indice de confiance des consommateurs aux Etats-Unis à 134,50 points, en décembre (la plus élevée depuis l’établissement de cet indice en 1969) contre 128,10 points en novembre, continuaient à se ruer sur le dollar jusqu’à la veille du week-end contre vents et marées. C’est ainsi qu’à la clôture de New York, vendredi dernier, il s’est négocié franchement en hausse par rapport à la clôture du vendredi 26 décembre, comme suit: — 1,6440 pour un sterling contre 1,6780 ( + 2,07% ). — 1,8045 D.M. contre 1,7725 ( + 1,81% ). — 1,4705 F.S. contre 1,4325 ( + 2,65% ). — 6,0160 F.F. contre 5,9305 ( + 1,44% ). — 1776,50 lires contre 1740,50 ( + 2,07% ). — 132,55 yen contre 130,40 ( + 1,65% ). Effritement de l’or Les cours de l’or se sont effrités, la semaine dernière, sous la pression de quelques ventes bénéficiaires en l’absence d’intérêts à l’achat dans des marchés concentrés sur le dollar. C’est ainsi que la parité de l’once est tombée, à New York, vendredi dernier, à 288,70 dollars contre 295,20 dollars à la fin de la semaine se terminant au vendredi 26 décembre, en baisse de 2,20% en moyenne. En parallèle, l’argent-métal, dont le marché est plus spéculatif, s’est davantage déprécié, fléchissant, à New York, vendredi dernier, à 5,90 dollars l’once contre 6,3070 dollars à la fin de la semaine se terminant au vendredi 26 décembre, en baisse de 6,45% en moyenne. Elie KAHWAGIDésignation Variations des monnaies 26.12.97 29.12.97 30.12.97 31.12.97 1.1.98 2.1.98 en % Dollar en L.L. 1527,25 1527,00 1527 CLOS CLOS 1527,00 — 0,016 Sterling en $ 1,6780 1,6705 1,6550 1,6515 CLOS 1,6440 + 2,07 Dollar en D.M. 1,7725 1,7895 1,7895 1,7985 CLOS 1,8045 + 1,81 Dollar en F.S. 1,4325 1,4490 1,4545 1,4625 CLOS 1,4705 + 2,65 Dollar en F.F. 5,9305 5,9870 5,9865 6,0230 CLOS 6,0160 + 1,44 Dollar en lires 1740,50 1760,00 1759,00 1767,00 CLOS 1776,50 + 2,07 Dollar en yen 130,40 129,30 130,15 130,40 CLOS 132,55 + 1,65 OR L’once en $ 295,20 291,80 290,90 289,20 CLOS 288,70 — 2,20 ARGENT L’once en $ 6,3070 6,2800 6,1300 5,9330 CLOS 5,9000 — 6,45
Après une bonne fin d’année pour la livre libanaise en 1997, le début de 1998 a encore été satisfaisant pour la monnaie nationale qui est restée activement recherchée à des fins de souscription en bons du Trésor libanais avant la réduction de leur rendement. Le dépôt séoudien de 600 millions de dollars auprès de la Banque du Liban (B.D.L.) continue donc à avoir un impact favorable sur le marché dans la mesure qu’il reflète une confiance accrue dans l’avenir des placements au Liban, cela d’autant qu’il est question de nouveaux dépôts de ce genre en provenance d’autres pays du Golfe en signe d’appui à l’économie libanaise. En effet, le dollar paraissait la semaine dernière, avant et après le chômage du Nouvel An, franchement «survendu» en l’absence de contreparties valables à l’achat en dehors...