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Actualités - Chronologie

Rien ne va plus entre juifs laïcs et religieux en Israël

Juifs religieux et laïques d’Israël se battent pour le contrôle des quartiers où jusqu’à récemment ils cohabitaient en harmonie, au moment où l’Etat s’apprête à célébrer son 50e anniversaire. Les fondateurs laïques de l’Etat hébreu ont envisagé un pays où tous les juifs soient bienvenus et libres de choisir leur style de vie.Aujourd’hui, les laïques se plaignent d’être de plus en plus contraints de vivre selon les normes imposées par leurs coreligionnaires orthodoxes ou ultra-orthodoxes, à cause du poids politique des partis religieux à la Knesset (Parlement). A la périphérie de Tel-Aviv, des enfants de laïques et de religieux jouent ensemble dans un parc, visiblement inconscients du fait que les lieux sont un nouveau champ clos des rivalités entre les communautés de leurs parents respectifs. Les laïques de Petah Tikya avertissent qu’ils n’hésiteront pas à recourir à la violence si leurs voisins religieux réussissent à ériger une synagogue dans ce parc, un des rares espaces verts de ce secteur d’un kilomètre carré qui en compte déjà huit. «Je suis né ici il y a 54 ans et les relations entre laïques et religieux ont toujours été bonnes. Mais il est évident que nos enfants ne pourront plus jouer au ballon ici pendant le sabbat hebdomadaire si une synagogue y est érigée», affirme Haïm Avieli. «Nous ne permettrons pas que cela se produise. S’il le faut, le sang coulera et l’incendie fera rage», avertit ce juif non pratiquant. Selon les juifs libéraux, la discorde est allée en s’amplifiant à mesure que les partis religieux ont acquis de l’importance à la Knesset, où ils ont obtenu 23 sièges aux élections de 1996, devenant ainsi une composante essentielle de la majorité. «Ils sont devenus si puissants qu’ils cherchent à s’imposer un peu partout à travers le pays», affirme Joseph Paritzky, président d’«Un peuple libre», qui anime la lutte contre la coercition religieuse dans les quartiers laïques. La plupart des batailles se déroule pendant le sabbat, lorsqu’il est interdit aux religieux de travailler, de toucher de l’argent, d’allumer l’électricité ou de circuler en voiture. Entre la démocratie et la foi Selon les juifs religieux, Israël a été créé pour préserver la foi mosaïque, et les ultra-orthodoxes estiment qu’à cette fin ils doivent contraindre leurs coreligionnaires laïques d’observer la «halacha», stricte tradition religieuse. Les laïques estiment de leur côté qu’Israël doit demeurer une démocratie, quelle que soit l’importance des partis religieux. Comme beaucoup de non-pratiquants, M. Avieli accuse les responsables locaux de céder aux religieux par clientélisme électoral en vue des élections municipales de novembre prochain. Le maire de Petah Tikya, M. Patliel Eisenthal, du Parti national religieux (PNR), qui a neuf élus au Parlement, assure qu’il se borne à pourvoir aux besoins croissants de la communauté religieuse. «Les laïques affirment refuser un Etat fasciste, mais ils ont ouvert les hostilités en disant qu’ils nous empêcheront de construire une synagogue», dit-il. A Pardess Hanna, au sud de Haïfa (Nord), une centaine de familles presque exclusivement laïques ont récemment acheté de petites maisons dans un nouveau quartier, pour découvrir avec stupéfaction qu’un institut talmudique s’était établi parmi eux sans autorisation préalable. Selon eux, le maire a donné son feu vert à cette initiative pour ne pas s’aliéner les millions de dollars que la localité reçoit du ministère de l’Intérieur, actuellement contrôlé par le parti sépharade religieux ultra-orthodoxe Shass, qui dispose de dix députés à la Knesset. (AFP)
Juifs religieux et laïques d’Israël se battent pour le contrôle des quartiers où jusqu’à récemment ils cohabitaient en harmonie, au moment où l’Etat s’apprête à célébrer son 50e anniversaire. Les fondateurs laïques de l’Etat hébreu ont envisagé un pays où tous les juifs soient bienvenus et libres de choisir leur style de vie.Aujourd’hui, les laïques se plaignent d’être de plus en plus contraints de vivre selon les normes imposées par leurs coreligionnaires orthodoxes ou ultra-orthodoxes, à cause du poids politique des partis religieux à la Knesset (Parlement). A la périphérie de Tel-Aviv, des enfants de laïques et de religieux jouent ensemble dans un parc, visiblement inconscients du fait que les lieux sont un nouveau champ clos des rivalités entre les communautés de leurs parents respectifs. Les...