Le dernier vendredi de l’année 1997 s’est achevé mardi sur une baisse marginale de 0,12%. Après six mois positifs (janvier +6,25%, février + 5,45%, mai + 9,05%, juillet +7,65%, septembre +3,2% et novembre + 0,44%) le bilan annuel au 23 décembre s’élevait à+23,42%, soit un gain proche de celui réalisé en 1996 (23,71%).
Son dernier record de l’année, la Bourse l’avait inscrit le 3 octobre à 3.114 points en cours de séance. La crise financière asiatique, qui a débuté en juillet, a toutefois tempéré le bel optimisme des milieux financiers qui espéraient clôre l’année nettement au-dessus des 3.000 points.
La crise financière s’est quelque peu calmée cette semaine après la mobilisation générale des autorités financières internationales pour sauver de la faillite la Corée du Sud.
Tandis que les places asiatiques pansaient leurs plaies, les analystes et économistes se livraient au petit jeu des pronostics pour 1998.
Pour le fonds d’investissement américain Fidelty, qui gère plus de 600 milliards de dollars d’actifs (3.000 milliards de F), les marchés d’Europe occidentale sont «les moins risqués». «En général, les indicateurs économiques restent au vert, l’inflation ne semble pas progresser et la croissance des profits devrait s’accélérer», estime Fidelity pour qui l’avènement de l’euro va accélérer les fusions et les restructurations des entreprises.
La Caisse des Dépôts reste positive sur les résultats des sociétés malgré la crise asiatique qui va pendant quelques mois entraîner un excès de volatilité du marché. A un horizon de six mois, la CDC voit le CAC 40 à 3.100 points.
La Société de Bourse Pinatton est plus optimiste, prévoyant un CAC 40 à 3.200 points à la fin du printemps grâce à une accélération de la croissance et à la poursuite de la baisse des taux d’intérêt.
Pour le service de recherche de la Société Générale, les marchés des actions européens devraient générer en 1998 des gains inférieurs aux niveaux exceptionnels de 1996-1997. «Les perspectives de croissance bénéficiaire et de restructurations soutiendront les actions, mais le taux de change, les rendements obligataires et les incertitudes relatives à la nouvelle banque centrale européenne agiront en sens contraire», estime la banque.
La Société Générale voit le CAC 40 à 3.150 points à la fin juin 1998 et à 3.400 à la fin de l’année.
Lundi, un net rebond du dollar et un nouveau recul des taux de rendement des obligations à long terme stimulaient le marché qui a fini la séance sur un gain de 1,66%.
Mardi, la vente par Pernod-Ricard d’Orangina à l’Américain Coca-Cola suscitait une grande effervescence autour des titres de sociétés de boissons mais la dernière séance de décembre s’achevait néanmoins sur une baisse de 0,40%. Mercredi, le nouveau terme débutant sur une note positive, de +0,56% dans un marché particulièrement creux, le volume des échanges portant sur moins de 3 milliards de francs.
Vendredi, avec la fermeture de la plupart des places européennes, le marché était nul, le volume des échanges atteignant avec peine 1,7 milliard de francs. Le CAC 40 terminait en repli de 0,10%.

