A l’issue de cette réunion, les personnes présentes ont fait paraître un communiqué comportant les points suivants:
1. La Fédération estime que l’année 1997 a été celle des difficultés et des défis économiques, non seulement au Liban, mais dans de nombreux pays du monde. Ceux-ci ont même été davantage affectés, ce qui prouve que l’économie libanaise conserve toujours ses caractéristiques essentielles qui lui avaient valu un important essor à la fin de la guerre et une reconquête de la confiance internationale depuis la formation du premier gouvernement présidé par M. Rafic Hariri. A ce propos, la Fédération incite le gouvernement à poursuivre la restructuration des secteurs des finances, des banques, des services et de l’industrie aux fins de consolider le rôle du Liban sur les plans régional et international.
2. La Fédération reconnaît la justesse de l’orientation de la politique économique qui tend à remédier à la situation des finances publiques, pour ce qui est de la réduction du déficit budgétaire et de la gestion de la dette publique en vue d’alléger les charges de son service et d’établir des freins solides au rythme de sa croissance pour au moins réduire, à court terme, son volume (...). A cette occasion, la Fédération apprécie vivement la politique financière suivie par la Banque du Liban, ainsi que les efforts déployés par son gouvernorat en vue de consolider la stabilité monétaire.
3. La crainte du déficit budgétaire et de la croissance des dépenses publiques demeurent la grande obsession des citoyens. La Fédération estime que le séminaire économique, qui avait été tenu sur l’invitation du chef du gouvernement, M. Rafic Hariri, (...) ainsi que les rencontres qui avaient eu lieu avec la commission parlementaire des Finances pourraient constituer le point de départ d’une coopération fructueuse des secteurs public et privé (...). Par conséquent, la Fédération réitère sa demande de voir les recommandations et suggestions, émanant du séminaire et de la rencontre avec la commission des Finances, mises en exécution.
4. La Fédération considère que le plan d’assainissement, qui avait été convenu entre les trois présidences et qui stipule l’arrêt du gaspillage, la réforme administrative réelle et la réduction du déficit, est susceptible de permettre à l’économie d’avoir raison des difficultés et des défis qui entravent sa croissance (...).
5. Les secteurs productifs étant l’épine dorsale de l’économie, la Fédération met l’accent sur la nécessité de donner la priorité aux efforts des secteurs public et privé en vue de trouver les motivations de nature à favoriser la croissance.
6. La Fédération estime que la poursuite du dialogue avec la Confédération générale des travailleurs du Liban est dans l’intérêt des deux partenaires de la production et de l’économie du pays.
7. La Fédération entreprendra, à partir du début de 1998, une initiative, basée sur la coopération des secteurs public et privé, en vue de faire face aux défis qui se poseront à l’économie libanaise.

