«Que le monde entende depuis Le Caire qu’il n’y aura plus de fusillades et de tueries, qu’il n’y aura plus de factions, plus de seigneurs de guerre, plus de divisions» en Somalie, a proclamé le chef du Congrès somalien unifié/Alliance Nationale somalienne (USC/SNA), Hussein Aïdid durant la cérémonie.
«Si nous étions deux groupes opposés hier, j’annonce aujourd’hui que nous sommes un groupe et que nous sommes unis pour nous attaquer aux problèmes» du pays, a déclaré son rival Ali Mahdi Mohammad, dont la faction appartient au Conseil national de salut (NSC), regroupant 26 factions.
Le chef de la diplomatie égyptienne Amr Moussa a estimé que «pour la première fois en sept ans, il y a une réelle initiative d’espoir» avec cet accord «historique» qui constitue «un début, non une fin».
«Nous montrerons au monde que l’unité existe en Somalie à l’occasion de la Conférence nationale de réconciliation», prévue le 15 février à Baïdoa (nord de Mogadiscio) pour entériner l’accord du Caire, a promis M. Aïdid.
«Nous sommes un front national unifié», a-t-il ajouté. «Nous ne nous attendons pas à être d’accord sur tout (...) mais nous espérons résoudre pacifiquement les différends et nous nous y engageons».
M. Aïdid a annoncé la mise en place d’un comité de coordination unifié pour préparer la Conférence.
Interrogé par la presse après la cérémonie pour savoir s’il serait candidat au poste de président de Somalie, M. Mahdi a déclaré qu’«il revient au peuple de décider». Le président doit être élu lors de la conférence de Baïdoa.
MM. Aïdid et Mahdi ont assuré qu’ils poursuivraient leurs efforts pour que le «président» autoproclamé du Somaliland, Mohammed Ibrahim Egal, se joigne à leur accord. M. Egal refuse de réintégrer une Somalie unifiée. (AFP)

