Quinze villageois ont été égorgés dans la nuit de samedi à dimanche par un groupe armé présumé islamiste au douar el-Bordi, près de Tlemcen (extrême-ouest), ont rapporté lundi les quotidiens «el-Khabar» et «Liberté».
Des femmes et des enfants figuraient parmi les victimes de cette tuerie qui s’est déroulée aux environs de 19 heures, ont précisé les deux journaux ajoutant que cinq autres villageois ont été kidnappés par les assaillants.
Dans la même région, près de Hamman Boughrara, les forces de sécurité ont empêché un autre massacre en libérant plusieurs personnes interceptées à un «faux barrage» dressé par une quinzaine d’islamistes armés, sur la route d’Oran, selon «el-Khabar».
D’autre part, un engin de faible intensité a explosé dimanche à Ouled-Hadria, près de Médéa (80 km au sud d’Alger), faisant un blessé, tandis que le mausolée de Sidi-Boubker, le saint patron de la petite ville de Tigzirt (100 km à l’est d’Alger), a été pillé dans la nuit de samedi à dimanche par un groupe armé de sept hommes qui a emporté plusieurs quintaux de produits alimentaires, vraisemblablement destinés à leur maquis, selon les deux journaux.
Par ailleurs, six islamistes armés ont été tués par les forces de sécurité samedi après-midi, à Sidi-Bouabida, près de Chlef (300 km à l’ouest d’Alger), et un septième a été abattu par un groupe d’autodéfense, dans la nuit de vendredi à samedi à Sidi Nâamane (90 km à l’ouest d’Alger).
Connu sous le sobriquet de Said el-Ghoul (ogre), ce dernier était considéré comme l’émir de la région de Sidi Nâamane qui abrite le maquis islamiste le plus important en Kabylie. (AFP)


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