Cette annonce a coïncidé avec une visite en Israël du vice-ministre turc de la Défense Tuncer Kilinc, qui s’est entretenu dans la matinée avec le ministre de la Défense Yitzhak Mordehaï du renforcement de la coopération militaire bilatérale.
Selon une source officielle, M. Kilinc, un général de l’armée turque, devrait être reçu par le premier ministre Benjamin Netanyahu et visiter les ateliers de la firme Israel Aircraft Industries, chargée de moderniser les chasseurs turcs de type F-4 en vertu d’un contrat de 630 millions de dollars.
Signé en 1996, ce contrat prévoit aussi l’entraînement par Israël de pilotes turcs, en échange du droit de mener des exercices dans l’espace aérien turc. Les deux pays ont également convenu de s’associer dans la production du missile israélien sol-air Popeye.
«Il n’y a rien de nouveau dans la visite de M. Kilinc, qui porte sur le suivi de projets en cours», a déclaré l’ambassadeur de Turquie en Israël, Barlas Ozener.
Selon un porte-parole militaire israélien, les manœuvres américano-israélo-turques auront lieu dans les eaux territoriales et l’espace aérien de la Méditerranée orientale et dureront un jour.
Cinq navires, des hélicoptères et des avions militaires des trois pays participeront à l’exercice consacré à des opérations de secours.
«En se familiarisant avec les capacités des autres et en travaillant ensemble, les éléments des trois forces navales qui opèrent régulièrement en Méditerranée seront capables de répondre plus efficacement aux urgences humanitaires», a déclaré le porte-parole.
Organisés en vertu d’un accord-cadre de coopération militaire signé entre la Turquie et Israël en février 1996, l’exercice avait été reporté à deux reprises. Il avait provoqué la colère des pays arabes et de l’Iran et suscité les appréhensions d’Athènes, rival traditionnel d’Ankara en Méditerranée orientale.
Selon des sources turques, les relations israélo-turques seront appelées à se renforcer, après la décision de l’Union européenne d’exclure Ankara de son prochain élargissement. (AFP)

