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Actualités - Chronologie

Les médecins maintiennent Boris Eltsine au repos contre son gré

Les médecins et l’administration du Kremlin ont réussi à contraindre vendredi Boris Eltsine à rester encore plusieurs jours hospitalisé, pour soigner son «refroidissement», malgré l’impatience du président russe de reprendre le contrôle des dossiers urgents.
Le président «est en voie de rétablissement et brûle d’envie de retourner au travail», a déclaré le porte-parole du Kremlin Sergueï Iastrjembski. «Il est difficile de résister au président et à sa pression» mais il est nécessaire d’«achever le processus de rétablissement».
Dans l’après-midi, le médecin-chef du Kremlin Sergueï Mironov a annoncé que son illustre patient, hospitalisé depuis le 10 décembre dans une maison de santé de la banlieue de Moscou, devrait rester encore «cinq à sept jours» au repos.
Si le président russe reprend trop brutalement le travail, son rétablissement risque de s’en trouver compromis, a expliqué le Dr Mironov, sans donner d’autres détails sur les raisons qui le poussent à maintenir Boris Eltsine hors du Kremlin.
Les médecins, confrontés à l’impatience du président, ont simplement admis la nécessité de «chercher un compromis acceptable» entre les impératifs médicaux et les obligations de l’Etat.
Jeudi déjà était apparu clairement le hiatus entre Boris Eltsine et son entourage, apparemment capable de le maintenir au repos contre son gré. Dans la matinée, le président avait annoncé à des journalistes qu’il sortirait dès vendredi de la maison de repos. «Je termine mon séjour ici, demain je retourne au travail», avait-il lancé fièrement.
Quelques heures plus tard, un porte-parole du Kremlin démentait les propos du président, affirmant que le chef de l’Etat n’avait fait qu’«exprimer un souhait».
Cet épisode inhabituel avait poussé certains politologues, comme le directeur de l’Institut d’études stratégiques Andreï Piontkovski, à s’interroger ouvertement sur les capacités réelles de décision du président russe.
Jeudi, un célèbre neurologue finlandais avait comparé le comportement du président Eltsine à celui du président Kekkonen vers la fin de sa vie, qui présentait des symptômes de «démence» sénile.
Le professeur Jorma Palo estime notamment que Boris Eltsine souffre de troubles de la circulation dans le cerveau, condition qui a pu être aggravée par le quintuple pontage coronarien auquel il a été soumis il y a un an.
La radio Echo de Moscou, généralement bien informée, avait assuré le 12 décembre, citant une «source médicale haut placée», que le président russe avait été victime non seulement d’un refroidissement, mais aussi d’un «spasme violent des vaisseaux du cerveau», un incident beaucoup plus grave.
Le Kremlin a démenti l’information, et la radio Echo de Moscou a été tenue à l’écart de la conférence de presse des médecins du Kremlin organisée vendredi.
Les médecins et l’administration du Kremlin ont réussi à contraindre vendredi Boris Eltsine à rester encore plusieurs jours hospitalisé, pour soigner son «refroidissement», malgré l’impatience du président russe de reprendre le contrôle des dossiers urgents.Le président «est en voie de rétablissement et brûle d’envie de retourner au travail», a déclaré le porte-parole du Kremlin Sergueï Iastrjembski. «Il est difficile de résister au président et à sa pression» mais il est nécessaire d’«achever le processus de rétablissement».Dans l’après-midi, le médecin-chef du Kremlin Sergueï Mironov a annoncé que son illustre patient, hospitalisé depuis le 10 décembre dans une maison de santé de la banlieue de Moscou, devrait rester encore «cinq à sept jours» au repos.Si le président russe reprend trop...