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La théorie des pluies cosmiques remise en doute


La théorie des «boules de neige cosmiques», de minuscules comètes perçant chaque année l’atmosphère terrestre et alimentant notre planète en eau, a été remise en doute devant le congrès de l’American Geophysical Union (AGU) à San Diego (Californie).
En mai dernier, le Pr Louis Franck, de l’université de l’Iowa, affirmait que des «boules de neige», de la taille d’une maison et d’un poids équivalent à quelques dizaines de tonnes, se désintégraient à une altitude de 8.000 à 24.000 kilomètres en libérant de très importants nuages de vapeur d’eau dans les hautes couches de l’atmosphère terrestre.
Le chercheur fondait ses résultats sur des taches noires apparaissant sur des clichés pris par le satellite américain Polar.
Pas du tout, a déclaré le Pr George Parks, de l’université de Washington, à Seattle. Selon lui, ces taches proviennent tout simplement de défauts des instruments de Polar et «il est hautement improbable» qu’elles soient «d’origine géophysique».
Pour étayer ses conclusions, il a comparé un certain nombre d’images prises par les instruments de Polar, y compris des photos de calibration réalisées peu de temps avant le lancement du satellite début 1996. Or, dit-il, les taches sont apparentes sur ces derniers, ce qui «indique fortement que leur source est dans l’appareil lui-même».
Enoncée pour la première fois en 1986, la théorie de la pluie de comètes avait provoqué une vive polémique dans la communauté astronomique internationale.
Pour la plupart des scientifiques, les taches sombres repérées alors sur les images ultraviolets prises par la sonde Dynamics Explorer 1 n’illustraient pas la désintégration de petites comètes chargées d’eau mais étaient provoquées par un mauvais fonctionnement des instruments de mesure de la sonde.
Le Pr Franck avait estimé en mai dernier à partir des images de Polar que la Terre était bombardée par un nombre de 5 à 30 comètes par minute.
«Les résultats de Polar démontrent de façon irréfutable que des objets contenant beaucoup d’eau pénètrent dans la haute atmosphère terrestre», avait alors estimé pour sa part l’un des spécialistes de la question, Thomas Donahue, de l’université du Michigan.
Lancé le 24 février 1996 par la NASA, le satellite Polar a pour principale tâche l’étude des vents solaires. (AFP)
La théorie des «boules de neige cosmiques», de minuscules comètes perçant chaque année l’atmosphère terrestre et alimentant notre planète en eau, a été remise en doute devant le congrès de l’American Geophysical Union (AGU) à San Diego (Californie).En mai dernier, le Pr Louis Franck, de l’université de l’Iowa, affirmait que des «boules de neige», de la taille d’une maison et d’un poids équivalent à quelques dizaines de tonnes, se désintégraient à une altitude de 8.000 à 24.000 kilomètres en libérant de très importants nuages de vapeur d’eau dans les hautes couches de l’atmosphère terrestre.Le chercheur fondait ses résultats sur des taches noires apparaissant sur des clichés pris par le satellite américain Polar.Pas du tout, a déclaré le Pr George Parks, de l’université de Washington, à...