«La cause principale du terrorisme est la pauvreté et nous avons présenté un plan de développement des régions démunies de Haute-Egypte pour attirer les investisseurs dans des projets créateurs d’emplois, comme le prêt-à-porter», a déclaré le président de l’Organisme public des investissements, M. Ibrahim Faouzi, cité mercredi par la presse.
L’Organisme public des investissements «propose de construire des usines et de les louer à prix très réduit aux investisseurs» dans les régions d’Hougeirat (gouvernorat de Qena), Dairout (Assiout) et Malaoui (Miniya) qui «bénéficieront du régime offshore» exemptant de taxes les entreprises exportatrices, a-t-il précisé.
Des discussions ont déjà commencé avec des compagnies de Hong Kong, de Taïwan et des Philippines en sus de plusieurs investisseurs égyptiens, a-t-il ajouté.
«Nous ne voulons pas d’investissements de haute technologie peu créateurs d’emplois», a-t-il insisté soulignant que les usines que l’Organisme des investissements se propose de construire comporteraient «un emploi pour quatre mètres carrés».
Le tourisme, l’un des principaux piliers de l’économie égyptienne, a été durement touché depuis l’attentat intégriste de Louxor (Haute-Egypte) le 17 novembre, dans lequel 58 touristes et quatre Egyptiens ont été tués.
Le taux de pauvreté en Haute-Egypte, terreau de l’intégrisme armé ces dernières années, dépasse les 34% contre 17% en Basse-Egypte, selon le Rapport sur le développement humain de l’Egypte de 1996.
Le produit national brut par tête y représentait en 1994/95 environ 2952 livres égyptiennes (un dollar=3,40 livres) contre 5265,5 dans les gouvernorats urbains du Caire ou d’Alexandrie. (AFP)

