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Actualités - Conferences De Presse

Chirac annonce une prochaine initiative euro-US au Proche-Orient


Jacques Chirac a souligné hier l’irritation de la communauté internationale devant le blocage du processus de paix au Proche-Orient et évoqué une possible initiative de l’Union européenne et des Etats-Unis.

Au cours de la conférence de presse clôturant sa visite aux Emirats arabes unis, le président français a dit éprouver «beaucoup de tristesse et de plus en plus d’irritation» à propos de la situation au Proche-Orient.
«C’est le monde qui est de plus en plus irrité à l’égard de la mise en panne du processus de paix. Ma conviction c’est que la sécurité c’est d’abord la paix», a-t-il ajouté, visant implicitement Israël.
«La réserve américaine sur l’intervention de l’Europe et de la France est tombée (...) L’Europe est parfaitement consciente de ses responsabilités et déterminée à les exercer de plus en plus. Il n’est pas exclu que prochainement, (...) avec les Américains, une initiative soit prise», a-t-il ajouté.
Jacques Chirac a estimé que, «pendant longtemps, les Américains» avaient «eu le rôle essentiel pour faire avancer le processus de paix» et que, depuis les accords de Camp David entre Israël et l’Egypte en 1978, ils avaient «su garder une certaine position d’arbitre».
«Les choses ont évolué de façon telle, surtout depuis le changement de majorité en Israël, que nos amis américains ont donné le sentiment, à tort ou à raison, d’être plus proches d’Israël, ce qui a limité leur capacité d’arbitrage auprès des pays arabes, quelle que soit la bonne volonté de Bill Clinton», a-t-il estimé.
Il a souligné que «l’Union européenne, pour l’essentiel sous l’impulsion de la France», avait «toujours pris une position équilibrée» et soutenait «de façon de plus en plus déterminée» la reprise du processus de paix, selon les dispositions prévues par les accords d’Oslo.
Dans le cadre, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat se rendront respectivement jeudi et vendredi à Luxembourg pour des discussions avec la présidence de l’Union européenne, a-t-on appris de source officielle luxembourgeoise. Auparavant, le chef du gouvernement israélien devrait rencontrer dans la matinée de jeudi à Paris Madeleine Albright pour lui proposer, cartes à l’appui, un projet de redéploiement israélien en Cisjordanie. Hier, Netanyahu a discuté de ce projet en Conseil des ministres sans aucun résultat public.
Benjamin Netanyahu et Yasser Arafat s’entretiendront avec le premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker et avec son ministre des Affaires étrangères Jacques Poos.
Aucune rencontre n’est prévue entre MM. Arafat et Netanyahu.
La double visite des numéros un palestinien et israélien survient moins d’une semaine après une déclaration controversée des chefs d’Etat et de gouvernement des Quinze, qui ont réaffirmé samedi lors du conseil européen de Luxembourg leur souhait de voir l’UE jouer un rôle accru dans le processus de paix au Moyen-Orient.
Le texte européen souligne que l’UE «continuera à peser de tout son poids politique et moral pour que toutes les dispositions des accords déjà conclus soient mises en œuvre sur une base de réciprocité, tant par les Israéliens que par les Palestiniens».
Les dirigeants des Quinze ont également promis que l’UE allait «renforcer son soutien aux institutions palestiniennes à Jérusalem-Est» et qu’elle était disposée à contribuer à des négociations sur un règlement permanent de la question israélo-palestinienne, «notamment l’éventuelle création d’un Etat palestinien».
La déclaration européenne a été saluée par l’Autorité palestinienne, qui a jugé lundi «important que l’Europe, qui comprend les droits des Palestiniens, continue à jouer un rôle» au Proche-Orient.
Israël a en revanche vivement dénoncé la position de l’UE, qui «tente d’imposer son point de vue partial et s’exclut elle-même de toute fonction positive dans le processus de paix», selon le ministère israélien des Affaires étrangères.
Jacques Chirac a souligné hier l’irritation de la communauté internationale devant le blocage du processus de paix au Proche-Orient et évoqué une possible initiative de l’Union européenne et des Etats-Unis.Au cours de la conférence de presse clôturant sa visite aux Emirats arabes unis, le président français a dit éprouver «beaucoup de tristesse et de plus en plus d’irritation» à propos de la situation au Proche-Orient.«C’est le monde qui est de plus en plus irrité à l’égard de la mise en panne du processus de paix. Ma conviction c’est que la sécurité c’est d’abord la paix», a-t-il ajouté, visant implicitement Israël.«La réserve américaine sur l’intervention de l’Europe et de la France est tombée (...) L’Europe est parfaitement consciente de ses responsabilités et déterminée à les...